MCA -BENIN mars 2011

18/03/2011 21:33 par MIGAN

Ce 15/03/2011

IMAGES DES BENEFICIARES DE MCA

:MCA-Bénin appuie les groupes Sassimec et Gatid

 




Mca-Bénin appuie le Groupe Sassimecc

Le Coordonnateur National du Millenium Challenge Account (Mca-Bénin), M. Samuel Batcho, accompagné de l’Ambassadeur des Etats Unis près le Bénin et de la directrice résidente adjointe du Millennium Challenge Corporation au Bénin, Gloria Paterson, ont effectué une visite de certains projets financés par MCA-BENIN    Ita-Kpako dans la localité d’Ifangnin.



Mca-Bénin appuie le Consortium Gatid

Après l’étape du Groupe Sassimecc, cap a été mis sur le Consortium Gatid pour faire le point de l’appui de MCA-BENIN à ce groupement. La délégation a été rehaussée cette fois–ci par la présence du Président du Conseil d’Administration de Mca-Bénin, le Ministre Soulé Issa Badarou.
La délégation a fait le tour des activités mises en œuvre par le Consortium Gatid (Groupe agriculture technologie et industrie pour un développement durable) appuyé par le Mca-Bénin dans la filière de plantes aromatiques et médicinales pour promouvoir la santé au Bénin. GATID expérimente également une opération pilote de création d’une filière de plantes aromatiques et médicinales. Son chef de file, Nicolas Ahouandjinou, expliquera à la délégation de MCA-Bénin le fonctionnement de cette chaine de production. Selon lui, le Consortium est composé de trois entités à savoir DETAREN (Délice des tropiques et aromes ensoleillées), une entreprise agroalimentaire spécialisée dans la production et la commercialisation d’huiles essentielles tirées des plantes thérapeutiques et aromatiques cultivées dans nos terroirs et de l’eau aromatisée dénommée «Eau Noble».

Le deuxième membre du consortium est  le GEA-BENIN (Groupement des exploitants agricoles du Bénin), qui est une organisation de producteurs agricoles organisée en réseau professionnel. Il assure la défense des intérêts de ses membres, accompagne les producteurs dans leur développement organisationnel et assure le renforcement de leur capacité en vie associative. Le groupement assure en outre le développement des filières agricoles au Bénin. C’est dans ce cadre que la filière des plantes aromatiques est appuyée par le MCA-Bénin. Le FMB-GROUPE (Forge Moderne du Bénin), troisième membre du consortium est spécialisé dans la conception et la fabrication d’équipements de transformation agroalimentaire adaptés aux besoins des utilisateurs. A en croire les explications fournies par son responsable, plusieurs travaux de recherches, d’inventions et de fabrication d’équipements de transformation industriels ont été effectués dans ce domaine grâce à l’appui financier de MCA-Bénin. Dans le cadre de l’accord qui lie le consortium à MCA-Bénin, la majeure partie des contrats ont été signés, les équipements de production livrés, le stock des huiles essentielles livré et des équipements de production sont en cours de livraison pour ce qui concerne DETAREN. Pour le GEA-BENIN, les jeunes plants aromatiques sont livrées, le contrat relatif aux motopompes est signé tandis que pour le FMB-GROUPE, les contrats pour l’acquisition des équipements sont signés, les machines complémentaires seront  réceptionnées et installées dans les semaines à venir. Après avoir évoqué les avantages de cet appui, le chef de file du Gatid dira que ce soutien constitue un levier déterminant pour le Consortium. «Une filière agricole durable est créée pour impacter 20.000 acteurs au bout de 2 ans grâce à l’appui du Mca-Bénin». La délégation s’est réjouie des réalisations  du Consortium. Le ministre Issa Badarou Soulé très satisfait n’a pas manqué de préciser que c’est une première dans la sous-région qu’il convient d’encourager et d’appuyer.


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MIGAN S. BRUNO

LES ECUREUILLES COTE D'IVOIRE -BENIN

18/03/2011 21:18 par MIGAN


Préparation du match Côte d’Ivoire-Bénin : Modeste Kérékou reste distant de Goavec et des Ecureuils

Le 26 mars prochain, le stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan accueille la rencontre Ecureuils du Bénin – Eléphants de la Côte d’Ivoire. Malgré le bruit des canons qui font de la ville 5 étoiles, un champ de bataille entre jeunes pro-Ouattara et forces loyalistes, la Fédération ivoirienne de football a programmé le match au « Félicia ». La partie béninoise n’a toujours pas protesté. A l’interne, l’onction du ministre des sports au sélectionneur national et à son programme de travail fait toujours défaut. Modeste Kérékou en campagne électorale pour le Chef du gouvernement candidat à sa propre succession semble déconnecté par rapport à l’actualité du football.

Le Bénin aborde donc le virage de la 3ème journée des éliminatoires Can 2011, dans des conditions un peu particulières. La crise à la FBF a phagocyté la famille du football. Le ministre des sports à force de jouer à l’équilibriste a fini par ne plus savoir sur quel pied danser. Pis encore, la campagne électorale a éloigné Modeste Kérékou des affaires brulantes de son département ministériel. Mieux, il s’est senti exempté de tout effort depuis que Victorien Attolou et ses pairs du comité exécutif de la Fédération béninoise de football ont déclaré avoir mis la main sur un sponsor qui a accepté prendre en charge toutes les dépenses inhérentes au débarquement d’Abidjan. Mais qu’à cela ne tienne, malgré la complexité de la crise qui secoue la FBF, Modeste Kérékou avait l’obligation de rester garant des intérêts du football béninois. Si le ministre des sports a déjà expliqué que Denis Goavec reste le seul sélectionneur national des Ecureuils, il n’en demeure pas moins qu’en cette veille de la rencontre où, un climat de psychose est entretenu à dessein par certains acteurs du football béninois en perte de vitesse, le ministre des sports se devait de dépasser les clivages pour réaffirmer son soutien et celui du gouvernement au technicien français. Ceci permettrait à Denis Goavec et aux Ecureuils d’aborder le stage qui démarre dans 48 heures, dans les meilleures dispositions psychologiques afin d’atteindre les résultats escomptés. A l’exception de Mouri Ogoubiyi, les internationaux béninois évoluant à l’étranger ont tous, accepté répondre à l’invitation de Denis Goavec. La mission effectuée par le sélectionneur national en Europe s’est donc soldé par un succès. L’inventaire de la situation de la sélection nationale indique à ce jour que les joueurs sont prêts à défendre les couleurs nationales. Le sélectionneur est motivé. Le comité exécutif de la FBF a su anticiper sur le retour des vieux démons en s’attachant les services d’un sponsor qui prend en charge toutes les dépenses qui étaient du ressort de l’Etat béninois. Il ne manque que Modeste Kérékou mette le pied à l’étrier, qu’il essaye de réunir les grands acteurs du football béninois afin de contester officiellement le choix de la ville d’Abidjan pour accueillir la rencontre. Enfin, qu’il prenne véritablement aux côtés des responsables fédéraux, le commandement des Ecureuils.


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MIGAN S. BRUNO

MARTIAL SOUNTON

18/03/2011 21:11 par MIGAN

Face aux menaces de trouble à l’ordre public dans l’attente des résultats:Le ministre de l’Intérieur prend ses responsabilités

Dans l’attente de l’annonce par la Commission électorale nationale autonome (Céna) des premières grandes tendances des résultats de l’élection présidentielle du 13 mars 2011, certains acteurs politiques ont choisi la voie de l’affrontement et de la violence en proférant diverses menaces par des propos belliqueux. Sous la houlette de l’Union fait la Nation, des milliers de manifestants ont tenté d’assiéger la Céna, mercredi dernier, avant de buter contre le cordon sécuritaire mis en place pour veiller à la sécurité aussi bien des matériels électoraux qu’à l’intégrité physique des onze membres de la Céna. Face donc aux menaces que de tels acteurs politiques font peser sur la paix sociale et l’ordre public, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a dû prendre ses responsabilités. A travers l’arrêté n°034/MISP/DC/SGM/DGPN/SA du 17 mars 2011, l’autorité invite les forces de sécurité à prendre toutes sortes de disposition pour éviter toute manifestation publique susceptible de mettre en péril la paix et la stabilité. Ainsi à compter du jeudi 17 mars à minuit, Toutes les manifestations et réunions publiques, tous les attroupements sur les voies et places publiques, liés au processus électoral en cours et susceptibles de troubler l’ordre public sont interdits sur toute l’étendue du territoire national pour des raisons de sécurité. 

                                                    COMMUNIQUE

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique communique :

Dans le cadre du processus électoral en cours dans notre pays, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique a pris l’arrêté N°034/MISP/DC/SGM/DGPN/SA du 17 mars 2011 dont la teneur suit :

« Article 1er : Toutes les manifestations et réunions publiques, tous les attroupements sur les voies et places publiques, liés au processus électoral en cours et susceptibles de troubler l’ordre public sont interdits sur toute l’étendue du territoire national pour des raisons de sécurité.

Article 2 : Les Préfets de Départements et les Directeurs Généraux de la Police et de la Gendarmerie Nationales sont chargés de veiller à l’application rigoureuse du présent arrêté qui prend effet pour compter de sa date de signature et sera publié partout où besoin sera. »

Signé Martial SOUNTON, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique

Fait à Cotonou, le 17 mars 2011

Le Directeur de Cabinet

Ibrahïma Abassi ALE Inspecteur Général de Police

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MIGAN S BRUNO

un péril pour la démocratie

03/03/2011 20:14 par MIGAN

Présidentielle 2011: le 06 mars, un péril pour la démocratie 

 

Bénin - Jamais une élection présidentielle au Bénin n’a soulevé autant de réprobation populaire par son caractère insolite et cafouilleux.  A quatre jours du scrutin, rien ne semble présager d’une effectivité des élections. Absence de liste électorale, éviction du tiers du corps électoral, cafouillage autour de la délivrance des cartes d’électeur et surtout violation flagrante des lois électorales... La confusion s’installe et la tension monte. Un mauvais présage lorsqu’on mesure les enjeux autour de ces élections.

Le constat est pourtant paradoxal et écœure nombre de béninois. Annoncée comme un outil de développement et de renforcement de notre système démocratique, la Lepi (Liste électorale permanente informatisée) est devenue subitement un outil de prédation de la démocratie. Par la force d’un mauvais usage ou par souci de machination politique certainement. Depuis qu’une décision de la Cour constitutionnelle l’a rendue incontournable pour l’élection présidentielle de 2011, elle est devenue le sujet de toutes les sollicitudes et de toutes les contestations. Comme pomme de discorde, l’éviction de près de 1,3 millions de votants potentiels pour les dix années à venir. Et la colère gronde. C’est d’abord l’opposition qui se sent lésée dans cette affaire et qui charge la Commission politique de supervision de la Lepi (Cps-Lepi) accusé d’avoir fait un travail bâclé. Puis, les centrales syndicales qui n’acceptent pas que des milliers de travailleurs soient laissés sur le carreau. A l’unisson, l’opposition et les syndicats réclament l’intégration des personnes écartées sur la liste afin de ne pas les priver de leurs droits de vote pour dix ans. La mouvance présidentielle semble faire la sourde oreille, accusant même l’opposition d’avoir entre temps, demandé le boycott à ses militants. En pleine campagne électorale, chose inouïe au Bénin, des militants de l’opposition ont osé marcher sur la Cour constitutionnelle accusée ainsi d’avoir cautionné une telle pagaille en la rendant obligatoire alors que le temps ne suffisait plus pour le faire. C’est alors que l’ancien président de la république, Emile Derlin Zinsou, décide d’entrer dans la danse pour apaiser la tension politique. Avec le concours de son collègue Nicéphore Soglo, il organise une table ronde qui eut le mérite -depuis plus d’un an- de réunir à la même table de discussion tous les acteurs politiques. Cette table ronde débouche sur deux grandes décisions: auditer la Lepi par des experts internationaux et voter en procédure d’urgence une loi qui permette de prendre en compte les personnes abandonnées par le processus.  Seulement depuis le samedi dernier que ces acteurs sont allés voir le Chef de l’Etat pour lui exposer ces décisions, ce dernier n’a rien fait pour aider à leur application. On peut donc noter une mauvaise volonté de la part de la mouvance présidentielle à respecter cette décision prise de façon consensuelle. Son seul souci est le respect des délais constitutionnels. Drôle de réaction de la part d’un Chef de l’Etat qui sait pertinemment qu’aucun délai n’est respecté depuis le début du processus électoral.

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MIGAN S. BRUNO

Idriss Mora Kpaï

02/03/2011 19:56 par MIGAN

 Quand l’impérialisme français fait des orphelins


Le deuxième film béninois en compétition du fespaco 2011 est intitulé « Indochine sur les traces d’une mère » du réalisateur Idriss Mora Kpaï. Il a été projeté dans la soirée de ce lundi 28 février 2011 au cinéma Neerwaya.

 

Les fameuses guerres françaises contre l’Indochine et le Vietnam des années 1946-1954, ont marqué jusqu’à ce jour des africains et asiatiques. Considéré comme la guerre de conquête de territoire, celle-ci a fait mourir des dizaines de milliers de soldats africains. Des rescapés, orphelins et  témoins sont les protagonistes de ce documentaire de 71 minutes. Après le grand succès du documentaire « Arlit, deuxième Paris » qui a fait le tour du monde avec une vingtaine de prix, entre autres,  Prix du meilleur Documentaire au 15e festival du cinéma d’Afrique, Asie et Amérique latine ; Balard d’or du meilleur Documentaire ; prix TV5 au 20e Festival International du Film de Namur ; Prix du Cinéma du Monde en Wesphalie-Rhénanie du Nord, Allemagne ; Prix du meilleur Documentaire  au Muestra de Cine Africano de Tarifa MCAT (Espagne), Idriss Mora Kpaï revient  avec « Indochine sur les traces d’une mère » pour faire vivre le monde de la guerre contre Viet Minh. Tristesse, révolte, aventure, prouesse et ruse sont entre autres les émotions et sentiments qui animent le cinéphile. La ruse occidentale en particulier celle française ne date pas d’aujourd’hui quand on voit le jeu de mots qui est fait pour exploiter les africains à l’époque où ils étaient pris en otage et n’ayant pas le choix entre l’appellation «Volontaire » et  « d’Appelé ». C’était bien pensé comme mesure de précaution, car s’il y a un pays à condamner  aujourd’hui pour guerre   et crime contre l’humanité, ce serait la France. A travers, « Indochine sur les traces d’une mère », le réalisateur dénonce, par  l’image, l’esclavage modernisé  des français dont les conséquences ont fait de  certains  êtres, « Des sans racine ». Dans une vision subtile et de reconnaissance  aux africains, soldats de presque toutes les guerres françaises, Idriss Mora-Kpaï,  a ressuscité ceux-là communément appelés « Anciens combattants ». Ils racontent chacun, dans les langues du Centre et Sud Bénin et en français, les conditions de ces guerres. Pour d’autres, ce n’est pas une simple guerre, mais un corps-à-corps où on se tirait dessus comme on le voit aujourd’hui dans les films d’action. D’autres, spécialisés dans la détection des mines étaient les éclaireurs et la vie de  toute la troupe reposait sur eux. Certains sont chargés de récupérer les armes quelques soient les conditions, car celles-ci sont plus importantes que la mort des soldats. C’est un film édifiant par le témoignage des personnes indiquées qui sont la mémoire vivante de cette guerre d’Indochine. 


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MIGAN S. RUNO

56ème Anniversaire de Maria Tokpa

26/02/2011 20:41 par MIGAN

56ème Anniversaire de Maria Tokpa 24 f2VRIER 2011

C’est sous une canicule digne des tropiques que la journée du dimanche s’est déroulée aux pieds de Notre Dame des Lagunes. Encore assiégés par les pélerins, les prêtres n’ont pu donner satisfaction à tous les pénitents avant que la messe pontificale ne commence. Elle est présidée par Mgr Jean-Yves RIOCREUX évêque de Pontoise en France, entouré de son compatriote, Mgr Bernard CHARRIER, évêque de Tulles, tous deux de passage au Bénin, et de Mgr EHOUZOU, évêque de Porto-Novo.

Au centre Mgr Riocreux ; à sa droite Mgr CHARRIER et à gauche Mgr EHOUZOU

Dans son homélie, Mgr Jean-Yves RIOCREUX s’est d’abord appesanti sur les textes de ce 7ème dimanche du temps ordinaire de l’Année A. Le pardon, la réconciliation sont d’actualité dans le monde et en Afrique. C’est d’ailleurs le thème du dernier synode pour l’Afrique dont l’exhortation sera rendue publique par le pape Benoit XVI en novembre 2011 à Cotonou au Bénin. Il a ensuite établi le lien entre Lourdes où La Vierge est apparue comme l’Immaculée Conception et qui draine aujourd’hui des foules et des foules de pèlerins et Maria Tokpa, Notre des Lagunes, avant de rappeler ce qui unit l’Eglise du Bénin en général avec les SMA de Lyon. La graine que ces derniers ont semée, dans les douleurs et les larmes, mais avec espérance, a porté et porte d’innombrables fruits. Il faut continuer à semer et à toujours semer.

( Bénédiction des malades )

Un autre moment important de cette journée du 20 février est la bénédiction des malades, faite successivement par les trois prélats pendant que la foule immense des pèlerins chantait, "dis seulement une parole et je serai guéri".

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( Vue partielle des prêtres ).

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MIGAN S. BRUNO


FEMMES ENTREPRENEUR

26/02/2011 20:28 par MIGAN

La pre­mière foire ré­gio­nale des femmes en­tre­pre­neurs, chefs d’en­tre­prises de l’es­pace de la Com­mu­nau­té éco­no­mique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CE­DEAO), s’est ou­verte ce ven­dre­di à Co­to­nou. Déc 2010

D’une durée" de cinq jours, cette foire est des­ti­née à of­frir une op­por­tu­ni­té d’ex­pan­sion, de mise en ré­seau et de par­te­na­riat des en­tre­prises fé­mi­nines.

Les femmes en­tre­pre­neurs, chefs d’en­tre­prises et d’autres qui n’ont pas en­core fait le pas de l’en­tre­pre­neu­riat, ve­nues des quinze pays membres de la CE­DEAO vont pré­sen­ter leur po­ten­tiel et échan­ger des idées com­mer­ciales ainsi que leurs ex­pé­riences.

« Cette foire vise, non seule­ment à aider au dé­ve­lop­pe­ment et à l’ex­pan­sion d’en­tre­prises ap­par­te­nant à des femmes afin de gé­né­rer des nou­veaux em­plois et d’aug­men­ter les re­ve­nus des femmes qui sont les pre­mières concer­nées par la crise éco­no­mique, mais aussi, d’en­cou­ra­ger et de cé­lé­brer les femmes ges­tion­naires pu­bliques que pri­vées », a confié à APA, Can­dide Ba­mi­zon, pré­si­dente des femmes d’af­faires de la CE­DEAO.

Pour la pré­si­dente des femmes d’af­faires de la CE­DEAO, la contri­bu­tion des en­tre­prises fé­mi­nines à la crois­sance éco­no­mique est énorme dans la me­sure où il est dé­mon­tré que les en­tre­prises fé­mi­nines sont plus no­va­trices que les en­tre­prises mas­cu­lines.

« Les femmes sont plus en­clines à uti­li­ser les nou­velles tech­no­lo­gies pour four­nir un pro­duit et un ser­vice nou­veau sur le mar­ché. Le dy­na­misme fé­mi­nin sti­mule éga­le­ment la concur­rence et l’in­no­va­tion qui, à leur tour, ac­croissent la pro­duc­ti­vi­té de l’éco­no­mie », a-​t-​elle fait ob­ser­ver.

« Les femmes ont tou­jours ten­dance à être plus désa­van­ta­gées que les hommes par les fac­teurs cultu­rels qui ont pour consé­quence de leur faire man­quer re­la­ti­ve­ment de confiance dans leurs ap­ti­tudes en­tre­pre­neu­riales, leur ca­pa­ci­té à sai­sir les bonnes op­por­tu­ni­tés d’af­faires, et la confiance en leur ca­pa­ci­té à réus­sir en af­faires », a – t- elle dé­plo­ré.

« Ces bar­rières et autres formes de dis­cri­mi­na­tion, y com­pris l’accès au fi­nan­ce­ment, doivent être éli­mi­nées pour af­fer­mir le rythme au­quel les en­tre­prises fé­mi­nines se créent chaque année, ce qui condui­ra fi­na­le­ment à la créa­tion de mil­liers d’op­por­tu­ni­tés d’em­plois », a-​t-​elle sou­hai­té.


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MIGAN S. BRUNO


Politique

24/02/2011 21:36 par MIGAN

Politique: Après l’honorable Augustin Ahouanvoebla le jeudi dernier:Les gardes du corps...


Après l’honorable Augustin Ahouanvoebla le jeudi dernier:Les gardes du corps de Mathurin Nago bastonnent un journaliste
Les gardes du corps du président de l’Assemblée Nationale n’ont pas encore fini de faire parler d’eux. Après la bastonnade du député et président du groupe parlementaire Prd, Augustin Ahouanvoebla le jeudi 17 février dernier sur instruction du professeur Mathurin Coffi Nago, c’est au tour d’un journaliste de faire les frais des militaires chargés de la protection du président du parlement béninois.


En effet, à la faveur de la rencontre entre la Coordination nationale de campagne du candidat Boni Yayi et les présidents des partis acquis à la cause de sa réélection organisée dans le soirée du vendredi dernier à l’Infosec de Cotonou, les éléments du commandement lieutenant Colonel Adjaho se sont une fois encore illustrés négativement en rouant, avec la plus extrême sévérité, de coups l’un des journalistes venus assurer la couverture médiatique de cette rencontre.
Et pour cause, ce dernier reprenant les propos tenus la veille par le président Nago à l’hémicycle en l’occurrence « Prenez le en charge, tapez-le », aurait fait preuve de crime de lèse majesté à la deuxième personnalité du pays. Ainsi, aidés de leurs autres collègues en faction, les gardes du corps de Mathurin Nago se sont lancés à la traque du journaliste qui avait pourtant opté volontairement de déserter les lieux suite à ses échanges avec ces derniers avant de rouer de coups le professionnel des médias dont le seul tort aura été de rapporter, dans ses propos, ceux pourtant tenus à la face du monde par le Professeur Mathurin Coffi Nago.
Sévèrement battu puis menacé d’être menotté pour être embarqué par ses agresseurs du jour, le Journaliste B.M. n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des journalistes présents qui se sont spontanément mobilisés pour s’insurger contre cette brutalité injustifiée à l’égard de leur confrère.
Somme toute, cet incident vient une nouvelle fois ternir l’image des gardes du corps de Mathurin Nago et mettre à nu l’option faite par ces derniers d’ériger la violence en moyen ordinaire de règlement de toute situation dans laquelle ils se sont impliqués.

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MIGAN S. BRUNO

déchets ménagers

19/02/2011 18:35 par MIGAN

Cotonou, la capitale économique du Bénin produit environ 708 tonnes de déchets ménagers par jour. Pour gérer ces ordures, la mairie de Cotonou a repartir la ville en 95 zones de regroupement avec 54 Ong autorisées et 4 zones de collecte et de transport vers la décharge finale contrôlée située à Ouessè dans la commune de Ouidah. Mais malgré ce quadrillage, certains quartiers persévèrent dans l’incivisme.

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La gestion des déchets solides ménagers à Cotonou

La ville de Cotonou produit d’énormes quantités de déchets par jour (708tonnes). De la pré-collecte à l’élimination définitive de ces ordures en passant par la collecte et le transport, la gestion des déchets ménagers à Cotonou constitue une filière à la fois complexe et simple. Elle relève de la compétence des services techniques de la mairie de Cotonou qui travaillent en collaboration avec des Organisations non gouvernementales (ONG). Malgré les difficultés matérielles et financières encore persistantes, les acquis de la gestion des déchets solides Ménagers à Cotonou ainsi que les impacts des actions d’autres partenaires locaux, portent à croire que les autorités municipales semblent avoir trouvé le moyen de relever le défi. Conçu par la Mairie de Cotonou en collaboration avec les partenaires au développement, le Projet Gestion des Déchets Solides Ménagers à Cotonou (PGDSM) a été mis en œuvre en tenant compte des expériences en la matière. Depuis, et de mieux en mieux, il semble prévaloir une dynamique positive dans la gestion des ordures ménagères à Cotonou.

Les segments de la filère

La pré-collecte est le premier segment de la filière. Comme son nom l’indique, elle consiste à l’enlèvement des déchets au niveau des ménages et leur transport vers les points de regroupement désignés à cet effet. Pour s’acquitter de cette tâche délicate et essentielle, la municipalité a fait recours à des Organisations Non Gouvernementales (ONG) locales dont les animateurs ont été formés et sensibilisés pour la cause. Ces ONG offrent leurs services aux ménages moyennant des frais d’abonnement mensuel dont le montant est déterminé par une grille de tarification bien étudiée en fonction de la zone d’habitation. Aujourd’hui, les ONG de pré-collecte autorisées dans la ville de Cotonou sont au nombre de 54 pour 95 zones de pré-collecte.

Les déchets une fois pré-collectés, sont acheminés vers les points de regroupement identifiés, conçus, aménagés et gérés de manière consensuelle par les ONG de pré-collecte, les collecteurs/transporteurs, les élus locaux et les populations. Le défi de la propreté de la ville a atteint son point culminant avec la réforme de la gestion des déchets solides ménagers marquée par la construction de points modernes de regroupement et d’un Lieu d’Enfouissement Sanitaire (L.E.S) à Ouessè dans la commune de Ouidah.

Malgré ce travail en chaîne, des dépotoirs sauvages s’observent dans certains coins de la ville de Cotonou. Qualifiés de « points noirs » par le chef service de la propreté urbaine de la ville de Cotonou Nahum Calixte Mesmer, ces tas d’immondices relèvent d’un acte d’incivisme. Et Zongo est qualifié de « grand point noir ». « Les véhicules ramassent des ordures tous les jours à Zongo. Mais le spectacle que les populations de ce qartier de Cotonou nous offrent, est désobligeant. C’est comme si cela ne leur dit rien de déposer les ordures sur les terre-pleins centraux (TPC). On les sensibilise, mais ils sont décidés à déposer chaque fois les ordures sur les TPC. On est passé par tous les canaux pour les décourager, mais cela ne leur dit rien. Nous leur avons envoyé des Ong, mais ils ont refusé de s’abonner. Ils préfèrent emballer les ordures dans des sacs et les déposer sur les TPC. C’est des actes répréhensibles », a ajouté Nahum Calixte Mesmer, chef service de la propreté urbaine de Cotonou.

Le processus de pérennisation

Les travaux consacrés à l’élaboration des mécanismes d’identification, de définition et d’appropriation des stratégies et moyens d’accompagnement, susceptibles de renforcer les capacités matérielles, financières et managériales des structures et groupes cibles partenaires du projet, ont commencé. Un forum organisé à cet effet a eu lieu le jeudi 1er octobre 2009 au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) à Cotonou. A l’ouverture des ateliers de ce forum, le Directeur du Pgdsm, Laurent Gauthier a insisté sur l’importance des services réalisés par l’équipe qu’il dirige depuis 2001. Durant deux jours, les différents participants à ce forum ont travaillé à élaborer les stratégies de bonne gouvernance structurelle dans le cadre de la gestion efficiente des déchets solides et ménagers. Il s’agit d’inventorier les embûches susceptibles d’entraver une gestion apaisée et d’assurer la sauvegarde de l’environnement et le bien-être des populations de Cotonou.


Entretien Avec Calixte Mesmer Nahum, chef service de la propreté urbaine à la mairie de Cotonou

« Nous disposons d’une politique municipale de gestion des déchets solides à Cotonou »

Peut-on avoir une idée sur la quantité d’ordures produite quotidiennement à Cotonou ?

Il est produit par jour à Cotonou 708 tonnes de déchets. Pour le savoir, il suffit de connaître ce que produit chaque habitant. Il est produit 0,59 kg d’ordures par chaque citoyen de Cotonou par jour. Si vous multipliez ce chiffre par le nombre d’habitants de Cotonou qui est de 1.200.000, vous obtiendrez les 708 tonnes. Mais cette statistique est en augmentation parce qu’on parle aujourd’hui de Grand Cotonou. Il faut compter aujourd’hui avec les villes de Sèmè, de Ouidah et d’Abomey-Calavi. Ces différentes cités sont des villes dortoirs. Les gens quittent là-bas pour venir produire des ordures à Cotonou. Ils laissent ces déchets derrière eux pour aller dormir le soir chez eux. On peut donc estimer la population de Cotonou à 1.500.000 habitants.

Quelle politique la mairie a-t-elle mise en place pour gérer ces déchets ?

Nous disposons d’une politique municipale de gestion des déchets solides à Cotonou. Cette politique a été mise en place le 08 août 2000. Elle est basée sur deux principes : le principe de gestion participative et celui de gestion partagée.

Le principe de gestion partagée fait la clarification des rôles et responsabilités des différents acteurs. Chacun des acteurs qui interviennent dans ce secteur a désormais sa partition à jouer. Les rôles ont été donc partagés. Les ministères par exemple ne doivent plus rentrer dans la gestion des déchets comme ils ont l’habitude de le faire auparavant. Le ministère de l’environnement définit désormais la politique de l’environnement à gérer avec les partenaires et le ministère de la santé. Les communes quant à elles doivent mettre en place les stratégies et les exécuter. Nous considérons à cet effet les Ong comme acteurs parce que nous sommes venus les trouver sur place. Chaque structure a désormais sa partition à jouer.

Le principe de gestion participative est assimilé à celui de pollueur payeur. Les ménages qui produisent les déchets doivent participer à l’enlèvement et au traitement des déchets produits. A ce titre, ils doivent payer une somme. Ils participent ainsi à l’enlèvement, au traitement et au devenir des déchets produits à leur niveau.

Quelle est la stratégie d’enlèvement des déchets ?

Cette stratégie comporte trois étapes : la pré-collecte, la collecte et transport et la mise en décharge contrôlée. La pré-collecte est prise en charge par les Ong compétentes dans le domaine. La ville de Cotonou est subdivisée de nos jours en 95 zones de pré-collecte avec 55 Ong autorisées. Si une Ong n’est pas autorisée par la mairie de Cotonou, elle ne peut pas exercer. Ces Ong font la pré-collecte au moyen des charrettes auprès des ménages qui ont un contrat direct avec elles. La tarification varie de 1500 à 2500 F Cfa suivant le standing de la zone, le nombre de poubelles à enlever, le nombre de fréquences que l’Ong doit effectuer au niveau du ménage. Une fois les ordures enlevées au niveau des ménages, elles sont déposées au niveau des points de regroupement.

Comment sont gérés ces points de regroupements ?

Au préalable, la mairie identifie les sites devant accueillir les points de regroupement qui sont des lieux de transit en attendant l’acheminement des déchets vers la décharge finale. L’aménagement de ces sites est indispensable pour ne pas les transformer en dépôts sauvages. Le site est bien circonscrit. Les déchets sont déposés sur les barques à ordures au niveau des sites. Les entreprises autorisées viennent les enlever et les acheminent vers la décharge finale. Selon les résultats d’une étude, 45 points de regroupement doivent être aménagés pour un bon fonctionnement du système. Mais sur les 45, seulement 11 points de regroupement sont aménagés pour le moment dans la ville de Cotonou. Ce sont des infrastructures qui coûtent excessivement cher. Avec les partenaires, nous allons progressivement construire les points de regroupement restants. Pour les 45 points de regroupement, il faut au minimum 180 containers. C’est la ville de Cotonou qui confectionne ou qui commande les containers.

Concernant la collecte et le transport, la ville de Cotonou a été subdivisée en 3 zones de collectes. La responsabilité de chaque zone a été confiée aux prestataires qui ont plus de moyens pour enlever quotidiennement les ordures. Ces ordures sont directement acheminées vers le Lieu d’Enfouissement Sanitaire (L.E.S) ou décharge finale contrôlée. Cotonou dispose de l’une des meilleures décharges contrôlées de la sous-région. La gestion et l’opérationnalisation de cette décharge ont été confiées à l’opérateur qu’est l’Agetur.

Malgré le quadrillage de la ville de Cotonou dans le cadre de la gestion des ordures, on observe des dépotoirs sauvages à certains endroits. Qu’est-ce que vous en dites ?

Nous avons un mal congénital dans la ville de Cotonou, c’est l’incivisme à outrance. C’est à Zongo que ce problème se pose, pas ailleurs. Les véhicules ramassent des ordures tous les jours à Zongo. Mais le spectacle que les populations de ce squartier de Cotonou nous offrent, est désobligeant. C’est comme si cela ne leur dit rien de déposer les ordures sur les terre-pleins centraux (TPC). On les sensibilise, mais ils sont décidés à déposer chaque fois les ordures sur les TPC. On est passé par tous les canaux pour les décourager, mais cela ne leur dit rien. Nous leur avons envoyé des Ong, mais ils ont refusé de s’abonner. Ils préfèrent emballer les ordures dans des sacs et les déposer sur les TPC. C’est des actes répréhensibles. Et cela ne peut pas continuer pendant longtemps. Il faudrait que les autorités religieuses, particulièrement l’Imam de Zongo, nous aident. Bientôt, on passera à la répression, c’est la seule voie qui nous reste à exploiter. On doit se donner la main pour endiguer ce mal. Sinon, Zongo restera insalubre.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face dans cette gestion ?

Les difficultés sont d’ordre financier. Aujourd’hui, pour gérer les ordures dans la ville de Cotonou, il nous faut une somme de 3 milliards 500 millions par an. Malheureusement, Cotonou ne dispose pas de ce montant. Ce qui fait que nous n’arrivons pas à collecter à 100% les ordures de la ville. Jusqu’à ce jour, nous n’atteignons pas le milliard pour la gestion des déchets. Ce qui est grave. Par exemple, la ville de Dakar au Sénégal met 10 milliards dans la gestion des déchets, Abidjan en Côte d’Ivoire dépense 6 à 7 milliards, à Libreville au Gabon qui compte à peine 250.000 habitants, on dépense 9 à 10 milliards dans la gestion des déchets. C’est pour vous dire que la gestion des déchets est une nécessité avant d’être une obligation parce que quand votre cadre de vie n’est pas propre, vous tombez malade. L’Etat central doit donc venir en aide à la mairie comme c’est le cas à Dakar. Si Cotonou est bien assaini, les étrangers qui y viendront n’ont pas besoin de parcourir tout le pays avant de dire que tout le Bénin est propre. Nous devons mettre de côté la politique politicienne et penser au développement réel de la ville.


Reporter

MIGAN S. BRUNO

compagnie de danse Walo

19/02/2011 18:24 par MIGAN

l'affiche du spectacleles écoliers en plein spectacle


Plus que de la danse, c’était l’apothéose à Djêgan-Kpêvi

En tournée dans le cadre de la mise en œuvre du projet spectacle ‘’Léwé’’, la compagnie de danse ‘’Walô’’ était en spectacle avec la soixantaine d’écoliers sélectionnés pour l’initiation à la danse professionnelle. Pour cette étape de Porto-Novo, Rachelle Agbossou et les siens peuvent se frotter la main d’avoir accompli une mission salvatrice pour la culture béninoise.


Les vendredi et samedi derniers ont donné la preuve du savoir savoir-faire spectaculaire de la compagnie de danse Walô. A Porto-Novo et plus précisément au complexe scolaire publique de Djègan-Kpèvi dans le 4ème arrondissement de Porto-Novo, Rachelle Agbossou et son équipe de danseurs professionnels ont comblé le attentes. L’appui de la fondation le Grand Cru des Pays-Bas qui finance cette tournée n’est donc pas vain. Après les écoles primaires d’Agblangandan, Agla Akplomè, Epp Agori, Zoca, Zogbo, Ganvè, Gbéto et plus récemment le complexe scolaire urbaine centre de Porto-Novo, Djêgan Kpêvi a eu le privilège au cours de la semaine écoulée. Dans un spectacle alignant 60 à 70 écoliers, après une semaine seulement d’initiation, la compagnie Walô a relevé le défi d’une culture béninoise prometteuse et fière de ses valeurs. En attendant le 02 juillet prochain au centre culturel français de Parakou pour l’étape du Septentrion, la population de Porto-Novo et environ ont vécu une soirée ou du peu deux soirées inoubliables aussi bien pour les écoliers, les parents que les enseignants et autres autorités politico administratives venues en curieux apprécier le spectacle. En effet, du spectacle, il y en avait eu. Pendant quatre minutes, dans une alternance régulière des levées du jour, de la nuit et des couchées du soleil, le public a seulement bu la coupe du rythme et surtout de la danse, jusqu’à la lie. Plus que de la danse; ce fut d’un pur délice confirmant l’hypothèse que les danseurs ont deux mémoires ; la mémoire elle-même et le corps meilleur canal d’expression de leur art.

Le spectacle s’ouvre sur quatre emplacements de couchage, plantant le décor de la hantise du père de Léwè soucieux de l’avenir de sa petite fille, qui elle ne rêve que de danser. Dans une démonstration majestueuse, une dizaine d’enfants (sélectionné au Cs Djêgan Kpêvi et formés) apparaissent comme en songe pour consoler le pauvre père de Léwé. Ils font ainsi le lit au spectacle qui démarra de plus bel. Lumières, effets spéciaux savamment orchestrés, décors en perpétuelle métamorphose, ambiances de classe d’école, scène de foyer, partie de pêche rythmée, la vie citadine, tout défile avec en toile de fonds, la danse encore et encore dans une diversité époustouflante. Léwé finit par triompher de son art doublé d’un succès scolaire qui rassura son père donnant ainsi la preuve que la danse nourrit son homme et même sa fille. La combinaison finale mettra en scène la soixantaine d’écoliers du complexe scolaire et le public n’a eu ses yeux pour adorer et sa langue pour en redemander et Rachelle Agbossou de murmurer en son âme : Mission accomplie, la lutte continue.


Reporter

MIGAN S. BRUNO