Palais de la république

25/05/2011 18:19 par MIGAN

Présidence de la République : Boni Yayi envoie ses conseillers et chargés de mission au chômage


Dans un communiqué largement diffusé hier par plusieurs chaînes de télévision, le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a mis un terme aux fonctions de ses collaborateurs que sont les conseillers techniques et les chargés de mission. Aussi laconique qu’il soit, ce communiqué qui a d’ailleurs surpris plus d’un n’a donné aucune précision sur les raisons qui motivent cette décision prise par le Chef de l’Etat. Mais dans son entourage, des indiscrétions indiquent qu’il s’agit d’un ménage décidé par le Chef de l’Etat pour se conformer à son engagement de réduire au maximum le train de vie de l’Etat. Selon les mêmes indiscrétions, les conseillers techniques et autres chargés de mission touchés par cette mesure sont attendus dès ce jour au Palais de la Marina pour déposer les véhicules qui leur ont été affectés. Cela rappelle étrangement les mesures qui avaient été prises par le Président Boni Yayi lorsqu’il prenait le pouvoir en 2006. C’est en effet dans les mêmes conditions qu’il avait congédié les collaborateurs du Président Mathieu Kérékou qu’il avait retrouvés au Palais de la Marina avant de refaire plus tard appel à certains d’entre eux. Si pour certains Béninois, l’acte posé par le Chef de l’Etat est salutaire, pour d’autres, il devra aller plus loin en faisant disparaître les institutions budgétivores du genre du Haut commissariat à la gouvernance concertée, du Haut commissariat à la solidarité nationale…qu’il a créées pour faire plaisir à certains retraités et amis qui l’ont aidé à prendre le pouvoir.

 

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MIGAN S. BRUNO

Eliminatoires J.O Londre 2012 et CAN 2012

25/05/2011 17:32 par MIGAN

Alors les adversaires du Bénin au rendez des différentes éliminatoires notamment celles des jeux olympiques et de la coupe d’Afrique des nations 2012 se préparent activement, les béninois continuent de patauger dans l’amateurisme. En effet, les deux sélectionneurs auxquels sont confiées les catégories de sélection béninoise encore en compétition, ont dévoilé la liste des joueurs [...]

Alors les adversaires du Bénin au rendez des différentes éliminatoires notamment celles des jeux olympiques et de la coupe d’Afrique des nations 2012 se préparent activement, les béninois continuent de patauger dans l’amateurisme. En effet, les deux sélectionneurs auxquels sont confiées les catégories de sélection béninoise encore en compétition, ont dévoilé la liste des joueurs qu’ils ont convoqués pour ces rendez-vous. Les olympiques seront face à leur homologues sud africains alors que les séniors recevront les ivoiriens. Mais chose curieuse étonnante, plusieurs joueurs figurent sur les deux listes alors que c’est seulement 24 heures qui séparent les deux confrontations. Comment en est-on arrivé là, personne ne peut le dire si ce, n’est ces deux sélectionneurs. Apparemment, les deux hommes Moïse Ekoué et Fortuné Glélé ne se sont pas consulté avant de rendre public leur liste respectif ; pire, on a l’impression que le Bénin ne dispose plus d’assez de joueurs pour qu’on nous offre ce spectacle. Jusqu’à ce jour alors qu’il ne reste plus que dix voire onze jours avant lesdites rencontres, ce problème n’est visiblement la préoccupation majeure des responsables du football béninois. Pourquoi avoir convoqué un joueur pour deux matches successifs, si l’on sait qu’il est incapable d’y participer. Il va falloir que Anjorin, Glélé et Ekoué revoient leurs copies pour éviter le ridicule au football béninois.

 

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MIGAN  S. BRUNO

Anjorin et Glèlè

21/05/2011 16:02 par MIGAN


Présidence de la Ligue professionnelle de football au Bénin:Anjorin nomme Valère Glèlè






anjorin

Mis sous pression par le ministre des Sports, Modeste Kérékou qui a ordonné lundi dernier la reprise de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération béninoise de football (Fbf) tenue le 15 avril, Anjorin Moucharafou ne veut pas démordre.


Soutenu par son bureau contesté, il vient d’engager un bras de fer avec l’autorité de tutelle. Sans se soucier de l’intervention du ministre qui stigmatise l’image négative que véhicule le football béninois en ce moment, il est donc passé à l’action. Hier, lors d’un point de presse au siège de la Fbf à Porto-Novo, le porte-parole de son bureau, Bertin Agonkan a annoncé la clôture de la saison 2010-2011 de football, le retrait de la convention entre la Fbf et la Ligue de football professionnel du Bénin (Lfpb), la nomination à la tête de la Ligue de Valère Glèlè et l’ouverture d’une nouvelle saison le 15 juillet prochain. Des décisions hâtives qui n’engagent nullement le ministère des Sports. Par ailleurs, M. Agonkan a dénoncé la décision prise par le ministre Modeste Kérékou d’annuler les travaux de l’Ag.

« La Fbf est comme une Ong » !!!???

« La Fédération de football est une propriété de la Fifa. C’est pour les équipes nationales qu’on reçoit délégation de pouvoir du ministère », a-t-il confié. Donc, selon Agonkan, le ministère des Sports n’existe que pour les équipes nationales et ne doit même pas intervenir quand il y a violation flagrante des textes comme ce fut le cas le 15 avril. Le ministère doit cautionner le faux. « La Fédération est comme une Ong », a-t-il insisté. Une incongruité. En faisant ces déclarations, M. Agonkan attise encore les tensions car son camp botte clairement en touche les prescriptions du ministre. A l’opposé, ce dernier est presque infantilisé. Sa réaction peut être cinglante puisqu’il ne peut accepter qu’on compare la Fbf à une Ong.

Modeste Kérékou soutenu par Yayi Boni

D’ailleurs, le patron des sports a le soutien du Chef de l’Etat, Yayi Boni. Ce dernier étant régulièrement informé de la situation à la Fbf. Pour preuve, la dernière correspondance, qui ordonne la reprise de l’Ag, a été validée en Conseil des ministres. Donc, c’est la position du gouvernement qui a été exprimée à travers cette décision. Modeste Kérékou, qui suit actuellement des soins à Paris (France), peut être rassuré.

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MIGAN S. BRUNO

6ème législature

21/05/2011 15:51 par MIGAN

Bureau d’âge de la 6ème législature:Rosine Soglo en voie d’être déchargée



Au cours du déjeuner de travail d’hier au Palais, certains députés Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont eu la dent dure contre l’ex-présidente de la Renaissance du Bénin à cause de son jusqu’au-boutisme. Selon certaines indiscrétions, le groupe se prépare déjà pour demander à la Cour constitutionnelle de procéder à son remplacement par le plus âgé après elle.

Rosine S


La présidente du bureau d’âge de la 6ème législature est sur un fauteuil éjectable. Ce n’est pas un canular et le processus visant à saisir la Cour constitutionnelle à cet effet sera enclenché, si elle n’organise pas l’élection du prochain bureau de l’Assemblée nationale demain vendredi sans tenir compte de la décision Dcc 09-002 du 08 janvier 2009 par laquelle les Sages de la Cour constitutionnelle ont inventé le concept majorité/minorité. En d’autre terme, en contestant la façon dont Mme Rosine Vieyra Soglo gère les affaires, les élus de la mouvance présidentielle n’entendent pas accepter l’opposition dans ce bureau. La situation a fait l’objet d’un point particulier de l’ordre du jour de la séance de travail d’hier avec le premier magistrat. A l’unanimité, les parties ont pris la décision de taper sur la table demain quand la présidente du bureau d’âge va reprendre les mêmes façons de conduire la séance. Elles estiment qu’elle outrepasse déjà ses prérogatives en insistant sur des détails contraires à la constitution. Ici, on affirme que Mme Soglo tente d’imposer à la plénière, une décision qui n’a rien à avoir avec l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Pour les groupes Fcbe réunis hier à la présidence de la République , la décision Dcc 09-002 du 08 janvier 2009 traite d’une question déjà passée et se réfère en plus aux intérêts des groupes parlementaires dans une Assemblée nationale à géométrie variable. Ce qui n’est pas, selon eux, actuellement le cas et ce sont les forces politiques issues des élections législatives passées qui se partagent l’hémicycle. Les députés Fcbe réunis hier au Palais, renvoient simplement la dame de fer aux dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui a déjà prévu la conduite à tenir dans le cas d’espèce. Un nouveau conflit jurisprudentiel dirait l’autre. Et selon le camp présidentiel, il ne reste que la Cour constitutionnelle pour trancher. Raison pour laquelle, ils se préparent pour recourir à ses compétences, pour lui demander ensuite de faire remplacer Mme Rosine Vieyra Soglo. Mais à ce niveau, il se pose un autre problème. C’est le député Ange-Marie Bruno Amoussou, le cadet de Mme Rosine Vieyra Soglo qui sera invité à prendre place au perchoir pour continuer les travaux, au cas où l’ex-présidente de la Renaissance du Bénin était disqualifiée. En tant que coordonnateur de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ et camarade de Rosine Vieyra Soglo, Amoussou se comporterait sans doute de la même façon qu’elle. Une situation qui pourrait obliger un autre recours pour permettre à Me Hélène Aholou Kèkè qui suit, de prendre le relais. C’est peut-être à partir de ce moment que la mouvance présidentielle aura gain de cause. Mais avant, personne ne peut dire sans se tromper, la teneur de la décision que prendra la Cour. Car à ce niveau, il va falloir qu’elle se dédise pour donner raison à la majorité présidentielle. Confère l’article 02 de sa décision Dcc 09-002 du 08 janvier 2011qui a déjà réglé les problèmes. En effet, il s’agit ici d’une décision fermée qui ne permet pas une autre interprétation, parce que la Cour constitutionnelle en prenant en ce moment sa décision, ne s’est pas donnée des moyens pour se tirer d’affaire en cas de difficulté.

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MIGAN S. BRUNO




Panne en Internet

14/05/2011 22:28 par MIGAN

Le Bénin, le Togo et le Niger touchés par une importante panne internet

 

 

La panne affecte tous les abonnés du Bénin, du Togo, du Niger, une partie du Burkina et du Nigeria. Toutes ces régions sont presque totalement privées d'internet et ont de gros problèmes de téléphone international depuis dimanche 8 mai 2011 au soir. En cause, la rupture du câble de fibre optique qui relie la région au reste du monde et qui arrive, depuis la mer, dans le port de Cotonou et de là, dessert toute la zone.

¡¡

Commentaire de Patrick Yayi

Sous-directeur du multimédia à Bénin Télécom.

 

Il s'agit d'un bateau qui a jeté son ancre à 16km de nos côtes. Malheureusement, l'ancre est tombée sur le câble à fibre optique.

 

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MIGAN S. BRUNO

Fraudes et contrefaçon

06/05/2011 23:43 par MIGAN

 Lutte contre les fraudes et la contrefaçon:Les douaniers africains en atelier...



Lutte contre les fraudes et la contrefaçon:Les douaniers africains en atelier à Cotonou
L’administration douanière africaine est en séminaire depuis hier mercredi 4 mai 2011 à l’Hotel du Port de Cotonou. A l’initiative de l’Organisation mondiale des douanes (Omd), la centaine de spécialistes de questions douanières présents aura à se pencher sur l’analyse des risques et les techniques de ciblage en matière de lutte contre la contrefaçon, le piratage des produits et les fraudes douanières en général.


Sous la férule de Christophe Zimmermann, représentant le Secrétaire général de l’Omd, du ministre de l’Economie et des finances et du Directeur général des douanes et des droits indirects, il s’agira de renforcer les capacités des administrations douanières de 23 pays africains, afin de mieux les outiller contre le crime organisé et les fraudes douanières qui constituent souvent un goulot d’étranglement pour les économies de ces pays. Pour Christophe Zimmermann, l’Afrique ne doit plus être le « dépotoir, ni la poubelle du monde » où sont déversés les faux médicaments et autres produits de contrefaçon dont les cigarettes, pièces détachées, produits alimentaires et les Cd audiovisuels. Cet atelier qui vient à la suite de l’appel lancé par le président Jacques Chirac à Cotonou en juin 2009 contre les médicaments contrefaits, permettra également de quantifier les risques dans 9 ports africains, et de recycler ces experts en technique « operation fred 60 ». Le Directeur général des douanes et droits indirects, Issiaka Inoussa, insistera à l’ouverture des travaux sur la nécessité de réformer et de moderniser les administrations douanières africaines pour mieux lutter contre les fléaux ci-dessus cités. Christiane Eyébiyi, Secrétaire générale du Ministère de l’Economie et des finances, après avoir exposé les effets néfastes du piratage et de la contrefaçon des produits, insistera aussi sur la fonction stratégique d’équilibre budgétaire qu’ont à jouer les douanes africaines par la lutte contre les fraudes. Remerciant par ailleurs le gouvernement japonais et la Fondation Chirac pour leur contribution à l’organisation du séminaire, la Secrétaire générale invitera les participants à beaucoup d’assiduité pendant les 3 jours que dureront les travaux.

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MIGAN S. BRUNO

Obama à Ground Zero

06/05/2011 22:51 par MIGAN

Obama à Ground Zero pour rendre hommage aux victimes de Ben Laden


Quatre jours après la mort d’Oussama Ben Laden, le président américain s’est rendu, pour la première fois depuis sa prise de fonctions, sur le site des attentats du 11-Septembre. Une visite symbolique destinée à consolider « l’unité » du pays.

Pour la première fois depuis son entrée en fonction, le président américain était attendu à Ground Zero, sur le site new-yorkais des attentats du 11-Septembre. Une visite hautement symbolique quatre jours après l’annonce de la mort du numéro un d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden. « L’idée n’est pas de parader » mais de « rendre hommage aux victimes » de l’attentat, a précisé la Maison Blanche.

S’attachant à éviter tout triomphalisme, Barack Obama devrait se contenter de déposer une gerbe sur le site et de rencontrer à huis clos des familles de victimes et des secouristes. « Il veut les voir, partager ce moment si important et significatif pour les victimes [du 11-Septembre]« , a affirmé Jay Carney, porte-parole du président américain.

« C’est un moment d’unité pour les Américains et le moment de se remémorer l’unité qui avait prévalu après les attentats du 11-Septembre », a-t-il conclu. Dans cet esprit, l’ancien président George W. Bush avait été convié à la cérémonie au pied de l’ancien emplacement des tours jumelles du World Trade Center. Ce dernier a décliné l’invitation.

Sur des œufs…

Dans le même souci d’apaisement, et après avoir tergiversé plusieurs jours, Barack Obama a finalement renoncé à publier des images de la dépouille de Ben Laden. Quitte à alimenter les doutes et les rumeurs concernant la mort du numéro un d’Al-Qaïda. Ces photos, qualifiées « d’atroces » par la Maison Blanche, auraient pu servir « d’instrument de propagande » et « représenter un risque pour la sécurité nationale », selon les propres mots du président américain.

Washington marche sur des œufs en matière de communication. En février, l’autodafé d’un Coran par un pasteur américain avait déclenché, plusieurs jours plus tard, une flambée de violences contre l’ambassade américaine au Pakistan. Le message est clair : mieux vaut rester prudent. « Ils [les membres du gouvernement] sont en train de préparer l’opinion, analysait Thomas Wolzien, stratège en communication, dans les colonnes du quotidien Libération. Ils se mettent dans la position où ils publieront ces photos pour répondre aux doutes, plutôt que de les brandir comme des trophées. »

Pour l’heure, la mort d’Oussama Ben Laden a sérieusement dopé la popularité de Barack Obama jusqu’alors en berne. Selon un sondage réalisé par New York Times et CBS News, le président américain a gagné 11 points depuis la mi-avril, atteignant 57 % d’opinions favorables. Souvent attaqué par l’opposition pour son manque de vigueur dans la guerre contre le terrorisme, l’actuel locataire de la Maison Blanche peut à présent se targuer d’avoir réussi là où avait échoué le gouvernement républicain de George W. Bush : éliminer de l’ennemi public numéro un. Désormais, « personne ne peut affirmer qu’Obama est faible en terme de défense », analyse le politologue Darrell West.

Un boulevard pour la présidentielle de 2012 ?

Cette victoire, « moment important et libérateur pour le peuple américain », selon la Maison Blanche, ouvre-t-elle un boulevard à Barack Obama, candidat à sa propre succession en 2012 ? « La bataille est loin d’être gagnée, affirme le politologue et universitaire Larry Sabato. George Bush [père] a prouvé qu’on peut remporter une guerre de façon spectaculaire et néanmoins perdre des élections si l’économie se porte mal », poursuit-il.

Or, aux États-Unis, le taux de chômage reste très élevé (autour de 9 %) et la reprise économique peine à se faire sentir. Dans un sondage effectué par le Washington Post au lendemain de l’exécution de Ben Laden, seulement 40 % des Américains approuvaient la politique économique de Barack Obama. Soit deux points de moins qu’en avril. John Fortier, analyste au Bipartisan Policy Center, un think-tank à but non-lucratif, assure : « si les conditions actuelles perdurent, alors les bénéfices de la mort de Ben Laden ne se feront pas sentir longtemps ».

 

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MIGAN S. BRUNO

20 éme Journée Internationale de la presse

04/05/2011 14:12 par MIGAN

Vingtième journée internationale de la liberté de la presse:Les professionnels des médias ont prié pour la corporation

 

C’est par une célébration œcuménique que les professionnels des médias du Bénin ont entamé la commémoration de la vingtième édition de la Journée internationale de la liberté de la presse. Réunis à la Maison des Médias à Gbedjromédé hier mardi 3 mai 2011 à l’initiative des associations professionnelles, les journalistes ont imploré la miséricorde du Tout-Puissant sur la corporation afin qu’Il visite les journalistes et les rassure dans leur travail. La mémoire des journalistes défunts a été honorée par la même occasion.

L’auditorium de la Maison des Médias Thomas Megnassan affichait complet en cette matinée du 3 mai. Venus honorer leurs trop nombreux collègues prématurément rappelés à Dieu, journalistes, responsables et autres acteurs du secteur des médias ont répondu favorablement à l’appel de l’hommage. Catholique, protestant et évangélique, les célébrants de cette prière ont délivré des messages d’espérance.

 A l’endroit des familles des disparus et de leurs collègues, ce message du Christ : « Que votre cœur ne se trouble point », a été plusieurs fois répété comme pour apporter consolation et assurance dans le cœur meurtri des familles et des collègues. Une prière a également été dite pour implorer la Grâce divine de protéger davantage les journalistes en activité au Bénin et dans le monde. La liberté de la presse, et plus particulièrement les mauvais traitements infligés aux hommes des médias ont été fustigés par les célébrants qui ont exhorté les uns et les autres à placer assurance et espérance dans le Seigneur.

Une action de grâces dansantes animée par la Chorale « A Dieu la gloire » est intervenue avant que la reprise en chœur du Cantique 465 et une dernière prière ne mettent un terme à la célébration. D’autres activités sot prévues dans le cadre de la célébration de cette journée, notamment le dépistage de l’hépatite et du diabète chez les hommes des médias.

 

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MIGAN S. BRUNO

Un métier à risques

04/05/2011 14:06 par MIGAN

Journaliste en Afrique : un métier à risques
  
  
L’état de la liberté de la presse sur le continent
  
  

Arrestations, procès, passages à tabac, assassinats, pressions financières, tels sont les moyens de répression employés dans certains pays d’Afrique à l’encontre des journalistes. Des « méthodes » qui en disent long sur l’état de la question sur le continent. Afrik.com fait le point en cette journée mondiale de la liberté de la presse.

« Malgré de bons exemples comme le Mali, le Ghana et la Namibie, la liberté de la presse a globalement reculé sur le continent », estime Ambroise Pierre, chargé de l’Afrique à Reporters sans frontières (RSF). Une situation qui s’est particulièrement aggravée dans la corne de l’Afrique. « En Érythrée, une trentaine de journalistes ont été arrêtés en 2009 contre une quinzaine en 2008 », précise Ambroise Pierre ajoutant que ce pays se trouve à la dernière place (165) du classement RSF. Même constat pour la Somalie (164) où neuf journalistes ont été tués en 2009. « Les responsables de gouvernements, les autorités locales, les forces de sécurité, et les rebelles dans les maquis africains (…) comprennent le pouvoir des médias et chacun veut contrôler ce pouvoir à sa manière pour contrôler les masses, à l’échelle d’un pays, d’une ville ou d’un village », note Mohamed Keita, responsable Afrique du comité de protection des journalistes (CPJ). Pendant les périodes électorales ou de crises politiques, cette pression envers les journalistes s’intensifie. Madagascar et le Gabon en sont la preuve.

Classement Afrique de RSF sur la liberté de la presse :

  

27. Ghana, 31. Mali, 33. Afrique du Sud, 57. Burkina Faso, 63. Liberia, 64. Malawi, 66. Tanzanie, 67. Togo, 72. Bénin, 80. Centrafrique, 82. les Comores, 83. Mozambique, 87. Ouganda, 97. la Zambie, 99. Lesotho, 100. Guinée, 102. Mauritanie, 103. Burundi, 104. Côte d’ivoire, 109. Cameroun, 110. Djibouti, 115. Sierra Leone, 116. Congo, 119. Angola, 127. Maroc, 129. Gabon, 132. Tchad, 134. Madagascar, 135. Nigeria, 136. le Zimbabwe, 137. Gambie, 139. Niger, 140. Éthiopie, 141. Algérie, 143. Égypte, 144. Swaziland, 147. RDC, 148. Soudan, 154. Tunisie, 156. Libye, 157. Rwanda, 158. Guinée équatoriale, 164. Somalie, 175. Érythrée.

 

Selon RSF, ces deux pays ont connu la dégradation la plus sensible pour l’année 2009. La Grande Ile (134) a perdu 40 places en raison de l’instabilité politique qui s’est installée dans le pays. « Le combat entre le leader malgache, Andry Rajoelina, et le président évincé, Marc Ravalomanana a eu lieu dans les médias. Le fait que ces deux protagonistes ont fait passer leurs messages dans leurs médias respectifs a entravé la liberté de la presse », observe Ambroise Pierre. Le Gabon (129) a, lui, reculé de 19 places. Une régression qui s’explique par les élections contestées du 30 août dernier qui ont considérablement entravé le travail des journalistes. « La profession est plus vulnérable pendant les scrutins en raison des pressions qu’exercent le pouvoir et l’opposition », note le responsable Afrique de RSF. Une tendance qui n’est pas prête de s’inverser puisqu’en 2010, plusieurs élections présidentielles doivent avoir lieu, notamment en Guinée, en Centrafrique et à Madagascar.
 

Le journalisme compte ses morts

 

Les moyens de répression à l’encontre de la liberté de la presse varient d’un pays à l’autre. Au Nigeria (135) et en RDC (147) par exemple, les autorités pratiquent la répression violente. Depuis le début du mois d’avril, Reporters sans frontières a dénombré quatre assassinats de journalistes. Le 24 avril, trois journalistes nigérians ont été tués. Edo Sule Ugbagwu, travaillant pour le quotidien The Nation, a été abattu à son domicile, à Lagos. Nathan S. Dabak, directeur adjoint et Sunday Gyang Bwede, reporter au bimensuel chrétien Light Bearer ont été exécutés à la machette dans la périphérie de Jos. Le 5 avril, le cameraman congolais Patient Chebeya Bankome, dit Montigomo, a été tué par balles, sous les yeux de son épouse, alors qu’il regagnait son domicile, dans la ville de Béni, une province du Nord-Kivu. Il travaillait pour plusieurs télévisions dont la chaîne publique Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Patient Montigomo avait couvert la plupart des conflits armés de l’est de la RDC, notamment celui de la province de l’Ituri.

 

La presse sous haute surveillance

 

Dans les pays du Maghreb, le pouvoir semble préférer les arrestations et les procès aux répressions plus violentes. « Les journalistes ne peuvent pas critiquer l’exécutif et la religion. On ne peut pas remettre en cause certains politiques, leur efficacité, leur compétence sous peine d’être emprisonné pour des faits, pour la plupart du temps, inventés », révèle Eric Goldstein, chargé du Maghreb et du Moyen Orient pour l’ONG américaine, Human Rigths Watch (HRW).

Ainsi en Tunisie (154), où ce genre de procédé est monnaie courante, le journaliste et opposant Taoufik Ben Brik, libéré mardi dernier, avait été condamné à six mois de prison ferme pour faits de « violence, outrage public aux bonnes mœurs et dégradation volontaires des biens d’autrui », à la suite d’une plainte déposée par une automobiliste. Des faits qu’il a toujours niés, se disant victime d’une « machination ». Le Maroc, pays dont la répression s’est intensifiée après le 10ème anniversaire de l’accession de Mohammed VI, a condamné le 2 février dernier, le blogueur Boubaker Al-Yadib à six mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende, pour « dégradation des biens de l’Etat », « atteinte à un agent de l’Etat », et « participation à une manifestation illégale ». Une condamnation qui serait liée, selon RSF, à l’engagement militant du blogueur, sur Internet, en faveur de la liberté d’expression ». Les autorités lui reprochaient d’avoir publié en ligne, le 25 janvier 2010, l’annonce d’une grève des blogueurs pour « une semaine de deuil pour la liberté d’expression au Maroc ».

Liste RSF des « Prédateurs de la liberté » en Afrique en 2010 :

 

Zine el-Abidine Ben Ali (Tunisie), Mouammar Kadhafi (Libye), Issaias Afeworki (Érythrée), Milices islamistes armées (Somalie), Paul Kagame (Rwanda), Robert Mugabe (Zimbabwe), Mswati III (Swaziland), Teodoro Obiang Nguema (Guinée Équatoriale), Ogbonna Onovo, inspecteur générale de la police, (Nigeria), Yahya Jammeh (Gambie).

 

La cyber-police tisse sa toile

 

Dans ces pays, les blogs et les sites en ligne sont de plus en plus pris pour cibles. « L’essor de ces supports, véritables alternatives à la censure de la presse écrite, a suscité l’inquiétude des autorités qui ont créé une cyber- police pour contrôler les informations qui circulaient sur la toile », indique Eric Goldstein. Résultat, en Égypte (143), le blogueur Wael Abbas, dont le procès était censé débuter le 29 avril dernier, a été condamné à six mois de prison et à une amende de 500 livres égyptiennes (soit 65 euros) par contumace pour avoir vendu des services de communication sans licence. Il rejoint entre autres Hani Hazer, détenu dans la prison de Borg Al-Arab à Alexandrie, arrêté en octobre 2008 pour avoir posté sur son site Internet un lien vers un livre considéré comme insultant envers l’islam. S’agissant des sites d’informations sur internet, l’Algérie a bloqué celui de Radio Kalima-Algérie le 17 mars dernier. Tout comme sa diffusion par le satellite Hotbird d’Eutelsat qui lui permettait d’être diffusée dans d’autres pays.

 

La nouvelle arme : la pression financière

 

Répandu au Maroc, ce mode de répression est à l’origine de la fermeture du Journal hebdomadaire dans le pays. Dans un entretien accordé à Reporters sans frontières, Aboubaker Jamaï, l’un des trois fondateurs et actionnaires du Journal en 1997 et directeur de publication jusqu’en 2007, a insisté sur le fait que « les autorités ont tout fait pour acculer Le Journal hebdomadaire à l’asphyxie financière, par le biais d’une stratégie concertée de boycott publicitaire ». « L’Etat exerce son monopole sur les publicités afin de contrôler la presse. De même qu’il contrôle la diffusion et la distribution des journaux », explique Souazig Dollet, chargé du Maghreb et du Moyen-Orient à RSF. En Algérie, les publications, à la gloire d’Abdelaziz Bouteflika, vivent grâce à des subventions indirectes : elles bénéficient des imprimeries appartenant à l’Etat. Aujourd’hui, seuls deux quotidiens, El Khabar et El Watan, sur les 48 qui existent, possèdent leur imprimerie.

Dans les pays où la censure est omniprésente, beaucoup de journalistes choisissent l’exil. « Le Zimbabwe, la Gambie, Éthiopie et Érythrée ont vu l’exode de nombreux journalistes, y compris ceux qui étaient les meilleurs de leur profession », mentionne Mohamed Keita. « Leurs collègues qui restent sur place adoptent l’autocensure, prennent moins de risques et en conséquence la qualité et la diversité de l’information prend un coup désastreux », ajoute-t-il. Par exemple, en Somalie, indique RSF, plus d’une cinquantaine d’entre eux auraient quitté leur pays. Un choix vital pour certains mais qui laisse le champ libre « aux prédateurs de la liberté » qui profitent de cette exode pour cadenasser l’information.

 

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MIGAN S. BRUNO

 

Législatives 2011 l'échec de Oloyé

04/05/2011 13:55 par MIGAN

Législatives 2011 :Pourquoi Oloyé a échoué dans la 19ème

Le candidat Joseph Midodjiho alias Oloyé arrivé 3ème dans la 19ème circonscription électorale sur la liste ‘’Cauris 2’’ se rend de plus en plus compte qu’il n’a pas de chance de siéger à la 6ème législature. Sa débâcle est due à son entêtement à défier le chef de l’Etat. Pis, sa machine électorale était trop faible par rapport à ses ambitions.


Plusieurs raisons justifient l’échec du patron des trafiquants, transporteurs et vendeurs d’essence frelatée. Le candidat Joseph Midodjiho alias Oloyé, a osé défier, sans en avoir les moyens, le président de la République sur un terrain fortement miné par le pouvoir d’Etat. Au cours des deux grandes réunions au sommet de l’Etat, le Dr Yayi Boni a répété à ses partisans qu’il ne soutient qu’une seule et unique liste : Celle des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Entre-temps, il a sans grande résistance, pris soin de faire annuler la liste Frap parrainée par sa propre épouse. Comme pour dire que tout le monde doit suivre à la lettre ses instructions. Mais des personnes comme Joseph Midodjiho ont fait de la résistance, défiant ainsi le premier magistrat qui aurait bien voulu que les efforts soient concentrés autour des candidats Fcbe en vue d’une majorité qualifiée dès la sortie des urnes. En plus de cet « affront » dont les conséquences risquent d’être énormes pour ces contrevenants, il y a le fait que la plupart de ces candidats ramant à contre-courant se sont trompés sur leur réel poids politique. Inutile de rappeler les conflits de logo qui ont perdu assez de temps à la mouvance déjà en lambeaux. Une autre raison pour le chef de l’Etat de se fâcher contre le groupe Oloyé. Sur le terrain, on se tirait dessus, on s’insultait, on se rappelait le passé, on sacrifiait les acquis du Changement et il n’y avait personne, a priori, dans cette mouvance déchirée pour jouer aux sapeurs-pompiers. Pendant ce temps, la liste unique ‘’Union fait la Nation’’ (« Un ») conquérait méthodiquement le terrain. L’Union est même parvenue à bloquer Oloyé dans Adjara, son fief originel. De son côté, le député Sofiath Schanou qui rempile a pu se taper 1896 voix dans la même commune. C’est donc au bout d’un combat interne et face à une alliance suffisamment forte qu’elle a réussi à tirer son épingle du jeu. A Sèmè-Kpodji où Oloyé devrait aussi montrer ses capacités de draineur de foule, c’est plutôt le désastre. Dame Sofiath Schanou s’est illustrée comme un homme de terrain et est arrivée en deuxième position derrière l’ »Union fait la Nation’’ avec 10993 voix au moment où le feudataire d’Adjarra s’est juste contenté de 1338 voix. A Porto-Novo, la candidate Fcbe l’a devancé de plus de 8000 voix. Des résultats dus au fait qu’Oloyé ne maîtrise pas vraiment son terrain, puisque ceux sur qui il comptait pour défier le chef de l’Etat n’ont pas répondu à l’appel. Mais le plus grave dans cet échec, c’est qu’Oloyé ne sait pas qu’il a des adversaires dans son entourage immédiat. A vrai dire, ce sont surtout ceux-là qui lui ont fait plus de mal, en lui conseillant de mauvaises choses. Sa communication assez défectueuse lui a également dressé le tapis de l’échec. Mais il y a pire. L’homme qui ne connaît pas vraiment les rouages politiques, s’est adonné uniquement aux opérations de porte-à-porte qui n’ont rien donné. Ensuite, le succès à une élection passe d’abord par la mise en place de réseaux fiables. Or, Oloyé semble n’avoir pas intégré cette logique dans sa stratégie. Oloyé devra aussi se mordre les doigts pour n’avoir pas fait économie de certaines déclarations lors de son passage dans les maisons. Il paiera aussi comptant pour ses différentes conférences de presse qu’il n’a cessé d’avorter au dernier moment.

Pour qui roule Oloyé ?

Au sortir d’une élection qui montre les forces réelles des candidats sur le terrain, Oloyé ne devrait plus revendiquer d’hypothétique victoire tant le choix des électeurs est sans ambigüités. Mieux les résultats partiels et provisoires issus des chiffres des documents originaux (trouvez ci-contre lesdits documents) des démembrements de la Commission électorale nationale autonome (Cena), en attendant les résultats définitifs proclamés par la Cour, restent très expressifs. Ils démontrent sans ambages l’avancée remarquable du député Schanou dans la 19ème circonscription électorale. Cette position affichée du candidat Joseph Midodjiho démontre qu’il travaille contre le régime du Changement. Car en réalité, en s’opposant vertement à la liste Fcbe, il se refuse ainsi de se plier à l’appel à l’union lancé par le chef de l’Etat quelques jours avant les législatives. Le président Yayi Boni avait en effet exigé de ses partisans un ralliement derrière la liste gagnante (la désignation voilée de la liste Fcbe) dans leurs différentes régions. Dans cette posture, la tête de liste de l’alliance cauris 2 dans la 19ème circonscription montre son affiliation à d’autres formations politiques se réclamant de la mouvance présidentielle et ne partageant pas les idéaux des Fcbe, ceux-là même défendus par le chef de l’Etat. Cet acte politique jugé assez troublant par plusieurs observateurs risque de détruire l’unité fragile du camp de la majorité au pouvoir dans l’Ouémé.

Reporter

MIGAN S. BRUNO