les jeunes et le Ministre AKPLOGAN

09/07/2011 15:50 par MIGAN

Le Ministre Aplogan échange avec les jeunes béninois via internet


Initiée par le Ministère de la jeunesse, des sports et des loisirs en collaboration avec le Centre Africa Obota, la séance de dialogue et d’échanges directs du Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs, Didier Aplogan Djibodé avec les jeunes béninois du monde via internet, a eu lieu pour cadre le cabinet ministériel en présence des collaborateurs et les partenaires du Centre Africa Obota. Les jeunes béninois qui se trouvaient connectés sur presque l’ensemble du territoire national et un peu partout dans le monde ont saisi cette occasion non seulement pour poser des questions d’éclaircissement au ministre Aplogan sur les enjeux d’actualité brulante de son département ministériel mais également sur des questions spécifiquement relatives aux loisirs, au sport mais surtout à la jeunesse béninoise et en particulier à l’entreprenariat des jeunes. La crise à la Fédération béninoise de football, l’insertion professionnelle des jeunes, le développement et le rayonnement des disciplines sportives pratiquées au Bénin, l’impact des loisirs dans le bien-être social, étaient entre autres au menu de ces échanges fructueux entre les jeunes et l’Autorité. Ce qui a permis au ministre Aplogan de d’édifier la lanterne des jeunes (la plus importante) et de s’imprégner de leurs réelles préoccupations notamment sur la question récurrente de l’emploi.

Appréciant ce contact direct via Internet et l’engouement et l’intérêt manifestes des jeunes, le Ministre de la jeunesse des sports et des loisirs, a promis renouvelé cette initiative via les réseaux sociaux et le site internet du Ministère de la Jeunesse des Sports et des Loisirs : www.mjsl.bj. «Les jeunes ont montré beaucoup d’enthousiasme et perspicacité au cours de ces échanges, cela témoigne de l’engouement et de l’importance de tels échanges», a déclaré le Ministre Didier Aplogan visiblement très satisfait. Après avoir remercié le Ministre de la jeunesse des sports et des loisirs, Didier Aplogan qui a spontanément adhéré à cette initiative, Urbain Amègbédji, secrétaire général du Centre Africa Obota a dit que «la qualité des échanges et la diversité des jeunes internautes béninois prouvent que les jeunes ont besoin de ces moments d’échange», a-t-il affirmé. «Cette initiative va peut être se rééditée avec le Chef de l’Etat», a souhaité Urbain Amègbédji.

 

Reporter

MIGAN S. BRUNO

L'accÚs à Internet au Bénin

09/07/2011 15:45 par MIGAN


L'accès à Internet au niveau des universités qui est une évidence basique dans les pays développés devient aujourd'hui une préoccupation pour pour le Gouvernement béninois. Au delà du WIFI évoqué lors de la réunion du Conseil des des Ministres du 29 juin 2011, c'est d'une connexion haut débit que les universités nationales du Bénin on besoin pour permettre aux enseignants et aux étudiants d'accéder à l'information scientifique et technique avec le minimum de confort. Voici en intégralité le compte de la réunion du Conseil des Ministres qui s'est penchée sur cette question importante.



Au début de la séance, le Conseil des ministres a observé une minute de silence à la mémoire de feus :
- Rosette Tégbêssoussi Ahokpa Boko-Dagoun, mère de Monsieur Samuel Ahokpa, Secrétaire général du Conseil économique et social, décédée le 06 mai 2011 ;
- Germaine Tchogninou Toupé, belle-mère de Monsieur Pierre Aho, Chargé de mission du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, décédée le 13 mai 2011 ;
- Veuve Suzanne Toyèmè Ganmadigbé, mère de Monsieur Mèdéou Gabriel Agossou, deuxième adjoint au maire d’Abomey, décédée le 21 mai 2011.

Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
- un projet de décret portant agrément de la société African technical services (ATS) Sarl au régime « A » du code des investissements pour le projet d’installation d’une usine de transformation de noix d’anacarde à Gbada dans la Commune d’Adjohoun.
- un projet de décret portant agrément de la société Bénin Chemicals and Marketing Sarl au régime « B » du code des investissements pour le projet d’extension de son unité industrielle de fabrication de peintures, de vernis et d’emballages plastiques à Akpakpa (Cotonou) ;

Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé plusieurs comptes rendus parmi lesquels :
- un compte rendu de la présidence de la République relatif aux réunions de concertation et de préparation du Hadj, édition 2011, tenues à Djedda, à la Mecque et à Médine en Arabie Saoudite du 11 au 18 avril 2011 ;
- un compte rendu de la cérémonie solennelle de béatification du Pape Jean Paul II qui s’est déroulée à la Cité du Vatican le 1er mai 2011.

Le Conseil des ministres a, en outre, autorisé :
- la participation du Bénin à la 33ème session des Comités consultatifs interafricains (CCI) du Conseil africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES), prévue à Brazzaville du 04 au 13 juillet 2011 ;
- la participation du Bénin à la 3ème conférence du Conseil africain pour l’Enseignement à distance prévue à Dar es Salam en Tanzanie, du 12 au 15 juillet 2011 ;
- l’organisation de la deuxième édition de la « nuit des Oscars des Sportifs », le 17 septembre 2011 ;
- une mission à Rome, d’une délégation du Comité préparatoire de la visite du Saint-Père au Bénin.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné une communication présentée par le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la communication relative à l’implantation d’un réseau Internet WIFI sur le Campus d’Abomey-Calavi. Cette opération fait suite à l’engagement pris par le président de la République de renforcer le statut de haut lieu de savoir et de savoir-faire de nos universités nationales et autres centres universitaires en les dotant progressivement d’instruments performants de recherches, notamment des technologies de l’information et de la communication. En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique aux fins d’accélérer l’installation du réseau WIFI sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi à titre pilote d’une part, et de prendre d’autre part, des dispositions nécessaires pour inscrire annuellement dans les programmes d’investissements publics (PIP) de leurs départements ministériels respectifs, le financement pour l’extension du réseau à l’université de Parakou et aux autres centres universitaires.


Reporter

MIGAN S. BRUNO



la gestion de l’eau potable en milieu rural au BENIN

24/06/2011 05:36 par MIGAN



L’eau source de vie se révèle de nos jours une ressource difficilement accessible dans certaines régions d’Afrique. Des populations de cette partie du monde, en l’occurrence celles du monde rural continuent de nos jours de remuer ciel et terre pour avoir accès à ce liquide précieux.


Le Bénin, à l’instar de ces pays africains, doit faire face à des besoins toujours croissants et aux urgences exprimées de partout pour ce qui est de la gestion en eau potable dans ses zones rurales. Le cas des départements de l’Atacora et de la Donga en est un témoignage vivant.

Même avec le système de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (Gire), et les politiques menées au plan national, beaucoup reste à faire pour desservir les zones rurales dans lesquelles les populations souffrent encore le martyr. Selon les statistiques de la Revue annuelle des secteurs de l’eau et de l’assainissement réalisée en 2011 et élaborée par les acteurs de la gestion de l’eau en l’occurrence le Partenariat national en eau au Bénin (Pne), le taux de desserte pour l’approvisionnement en eau potable en milieu rural et semi-urbain, est passé de 44% en 2006 à 57, 2% à la fin de 2010, sur la base du référentiel actuel de la population rurale et de la norme nationale de desserte d’un équivalent de point d’eau pour 250 habitants. A en croire la même source, on peut ainsi estimer à environ 440.000 le nombre de personnes supplémentaires desservies par les ouvrages inscrits au bilan 2010. D’après nos investigations dans le Nord du Bénin où le problème d’approvisionnement en eau potable se pose avec acuité, surtout dans les départements de l’Atacora et de la Donga, il y a quelques mois encore, les habitants de petites localités de ces deux départements racontent que l’eau est devenue une denrée rare pour eux. Trouver de l’eau pour les besoins usuels, selon ces derniers, était devenu une réelle corvée, surtout pour les femmes. Ces dernières devaient donc parcourir des kilomètres pour aller chercher ce liquide précieux à la rivière, ou le tirer péniblement des puits très profonds. Ce déficit en eau potable, dans ces localités, pose d’énormes problèmes, au nombre desquels les maladies hydriques comme la diarrhée, la dysenterie, la fièvre typhoïde, le choléra, etc sources de pertes élevées en vie humaines surtout dans le rang des nourrissons. C’est également le cas de certaines filles scolarisées qui sont obligées d’abandonner les cours pour aller chercher de l’eau de rivière à des kilomètres. C’est le cas d’Awa, élève en classe de 1ere A1 que nous avons rencontrée à Tchéssikroubou, un village situé dans la commune de Toucountouna à environ 650 km de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Elle raconte qu’elle vit quand le besoin en eau se fait sentir à la maison. « Je suis l’aînée de la famille de trois enfants dont deux garçons. Très tôt le matin, en plus des kilomètres que je dois parcourir pour suivre mes cours, je dois avec certaines mes camarades et femmes aller chercher de l’eau à la rivière située à 2km de notre concession. Je dois dire que cette rivière, est l’unique source d’approvisionnement de ladite localité et celles environnantes, qui n’est cependant pas potable. Nous n’avons pas le choix. Et nous qui sommes élèves, sommes obligées au 1er tour quelquefois d’abandonner les femmes ménagères pour l’école. Ce problème s’accentue surtout durant la saison sèche où la rivière tarie et où nous sommes obligées abandonner les cours faute de manque d’eau pour satisfaire les besoins domestiques. Je dois souligner que c’est cette même eau qui sert à laver nos vêtements que nous apportons pour la plupart du temps à la rivière. Et c’est avec celle-ci que nous nous lavons. Tout ceci est source des maladies pour nous. Elle est également à la base des infections que contractent nombre de femmes de la localité », raconte Awa. Pour les habitants de Toucountouna, avoir accès à l’eau potable, est un calvaire et un parcourt de combattant.

La solution des autorités et des partenaires techniques et financiers

Pour palier ce problème d’approvisionnement en eau potable, le gouvernement, a opté pour une Gestion Intégrée des Ressources en Eau en partenariat avec des Partenaires techniques et financiers. L’implication active des populations bénéficiaires dans la gestion des équipements hydrauliques, constitue actuellement une sérieuse option, visant à favoriser leur accès durable à l’eau potable. Cette implication passe, dans une large mesure, par l’émergence au sein de ces populations, de structures de gestion chargées de l’entretien et de la maintenance des équipements. Ces structures constituent aussi des instances représentant les populations dans toutes les affaires relatives au service d’accès à l’eau potable. Dans un autre registre, le gouvernement, sur financement des dons japonais hors projets, a réalisé dans ces deux départements et ce, par le biais du Programme des Nations-Unies pour le Développement (Pnud), 150 forages équipés de pompes à motricité humaine et réhabilité 100 autres forages dans 13 communes. Les travaux sont en cours pour la réalisation d’ici la fin de l’année de 20 Adductions d’eau villageoise (Aev). Cet important projet d’un coût global de 7 millions Usd, s’inscrit dans la phase d’urgence du Programme d’approvisionnement en eau potable en milieu rural qui a été lancé en décembre 2008. A travers ce projet, le Pnud entend contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, notamment l’Omd N°7 relatif à la protection environnementale et l’accès à l’eau potable, ce qui constitue l’un des moyens efficaces de lutte contre la pauvreté. Plusieurs organisations non gouvernementales, à l’instar du Pnud, sont également recrutées et sensibilisent les populations sur l’hygiène et la bonne gestion du point d’eau. En matière de réalisation des Omd, l’eau est l’un des secteurs avec un potentiel de progrès rapide vers la cible retenue par le Bénin, qui est de passer la proportion de population utilisant une source améliorée d’eau potable de 61% à 100% en 2015. Les efforts déployés aussi bien par le gouvernement que par les partenaires techniques et financiers ont porté les indicateurs d’accès à 63,6% en 2009, niveau qui se rapproche de la cible. Cependant beaucoup reste à faire pour que les populations rurales en manque d’eau potable en bénéficient également.

 

 

Reporter

MIGAN S. BRUNO

Projet japonais

19/06/2011 14:43 par MIGAN



Le chef de la mission diplomatique nippone au Bénin, Masahiro Bamba a procédé hier, mardi 07 juin 2011 à l’inauguration de 118 puits équipés de pompes à motricité humaine, 6 puits artésiens, 10 systèmes d’adductions d’eau villageoises. Ces ouvrages ont été officiellement remis au Bénin dans la commune de Dangbo en présence du ministre de l’Energie et de l’eau, Jonas Gbian et du maire de la localité.


L’initiative est la 6ème phase du Projet japonais d’approvisionnement en eau potable dont le montant total est de 5 milliards de F Cfa (Lire ci-dessous le communiqué de l’ambassade du Japon qui précise les communes bénéficiaires du projet). « Cela fait déjà 25 ans que le Japon contribue à l’amélioration de l’approvisionnement en eau portable au Bénin. Environ 30 milliards de F Cfa, y compris les fonds de contrepartie du Japon sont déjà destinés dans ce secteur par le Japon, qui a permis la réalisation d’environ 900 pompes à motricité humaine, 55 adductions d’eau villageoises, la réhabilitation d’environ 500 pompes à motricité humaine », a rappelé l’ambassadeur. A l’en croire, ces actions qui devraient soulager les populations locales, montrent l’excellente amitié liant les deux Etats. « Nous sommes à vos côtés et nous vous assurons que le Japon vous soutient pour le développement », soulignera-t-il ensuite. Le ministre Jonas Gbian, a en ce qui le concerne, transmis les remerciements du peuple béninois à l’ambassadeur et a garanti qu’un usage judicieux sera fait desdits ouvrages.

AS

COMMUNIQUE

Sujet : Le Japon contribue à la réalisation des infrastructures d’approvisionnement en eau potable, pour un montant d’environ 5 milliards FCFA.

Date : 07 Juin 2011

L’Ambassadeur du Japon près la République du Bénin, S.E.M. Masahiro Bamba a pris part ce jour, aux cotés du Ministre de l’Energie, des Recherches Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables, S.E.M. Jonas Aliou Gbian, à la cérémonie de remise officielle des ouvrages de la sixième phase du Projet d’approvisionnement en eau potable.

Ladite cérémonie qui s’est déroulée à Dangbo, est le fruit de la coopération bénino-japonaise, en plein essor depuis des années.

Dans son discours à cette occasion, l’Ambassadeur s’est dit heureux de voir les travaux d’un tel projet achevés avant même le délai contractuel ; ceci grâce à la détermination des deux parties.

Après s’être réjoui qu’une telle cérémonie se déroule juste après le début du deuxième quinquennat du Président Dr Boni Yayi, il a exprimé sa satisfaction de voir que cette inauguration de 118 puits équipés de pompes à motricité humaine, 6 puits artésiens, 10 systèmes d’adductions d’eau villageoises sont autant d’acquis vitaux profitables à 80,000 personnes (quatre vingt milles personnes) répartis dans 28 communes des cinq départements de Collines, Zou, Couffo, Mono et Ouémé.

S.E.M. Bamba a également renouvelé ses remerciements à toutes les Béninoises et à tous les Béninois, ainsi qu’à Son Excellence le Président de la République qui a exprimé sa compassion et adressé ses condoléances au nom du Gouvernement et du peuple béninois, à la suite du séisme et du tsunami ayant frappé la côte pacifique du Tohoku du Japon ainsi que pour les gestes importants de compassion et de solidarité, en faveur des dizaines milliers de victimes de ce drame.

L’Ambassadeur remercie une fois encore, toutes les autorités de la République du Bénin et tout le peuple béninois, pour le rôle qu’ils jouent dans le sens du renforcement des relations d’amitié entre les deux pays.

 

 

Reporter

MIGAN S. BRUNO

Environnement 2011

19/06/2011 14:35 par MIGAN

 

 

La communauté mondiale a célébré ce dimanche 05 juin 2011 la journée de l'environnement. A cette occasion ; le secrétaire général de l'organisation des nations unies a livré un message.

Près de 20 ans après le Sommet Planète Terre tenu en 1992, le monde s'apprête à reprendre la route de Rio, où se tiendra la Conférence des Nations Unies sur le développement durable en juin 2012. D'importants changements sont intervenus au cours des deux dernières décennies, sur les plans à la fois géopolitique et environnemental. Des centaines de millions de gens en Asie, en Amérique latine et, de plus en plus, en Afrique sont parvenus à échapper à la pauvreté. Toutefois, des signes toujours plus nombreux indiquent aussi que la capacité de la planète de continuer à assurer notre progrès se trouve gravement compromise, peut-être de manière irréversible.

La croissance économique rapide s'est accompagnée de coûts qui n'apparaissent que rarement dans la comptabilité nationale, tels que la pollution de l'air et de l'eau, la dégradation des ressources halieutiques et des forêts, etc., autant de phénomènes qui influent tous sur la prospérité et le bien-être de l'humanité. Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de l'environnement, à savoir " Les forêts : la nature à votre service ", met en relief le fait que ces écosystèmes, notamment, représentent des milliards et des milliards de dollars pour la société, et tout particulièrement les pauvres.

Même si l'on est de plus en plus conscient dans le monde entier des dangers liés à la dégradation de l'environnement - notamment le changement climatique, l'appauvrissement de la diversité biologique et la désertification -, les progrès ont été trop lents depuis la tenue du Sommet Planète Terre. Nous ne pourrons construire un monde juste et équitable que lorsque nous accorderons un poids égal aux trois composantes du développement durable, à savoir les composantes sociale, économique et environnementale. Si nous voulons assurer durablement la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et un travail décent aux populations toujours plus nombreuses, il nous faut faire le meilleur usage possible de notre patrimoine naturel.

L'Inde, pays hôte de la Journée mondiale de l'environnement en 2011, figure parmi le nombre croissant de pays qui s'emploient à alléger les pressions exercées par les changements écologiques. Ce pays est aussi l'un des premiers à entreprendre une évaluation plus précise de la valeur économique des services axés sur la nature, avec le concours du Programme des Nations Unies pour l'environnement et la Banque mondiale. La loi sur l'emploi rural et la promotion des sources d'énergie renouvelables sont des exemples importants illustrant la manière dont l'Inde étend la croissance verte et accélère le passage à une économie verte.

L'instauration d'un développement durable ne pourra se faire en un jour. Mais, sur la voie menant à la Conférence de Rio +20, la célébration cette année de la Journée mondiale de l'environnement peut faire comprendre aux membres influents des secteurs à la fois public et privé qu'ils peuvent - et qu'ils doivent - prendre les mesures voulues pour répondre aux espoirs suscités par le Sommet Planète Terre. Le monde entier les regarde et n'en attend pas moins.

Reporter

MIGAN S. BRUNO

Un projet laurĂ©at du concours IDEAS obtient une importante subvention de l'Union europĂ©enne (UE) pour agrandir la zone d’intervention aux rĂ©gions les plus isolĂ©es du PĂ©rou rural.

15/06/2011 13:01 par MIGAN














Le projet « Concevoir, tester et vendre des roues hydrauliques à haut rendement », l'un des gagnants du Concours d’innovation énergétique IDEAS 2009 créée par GVEP International,  reçoit maintenant une subvention de 1,5 millions de dollars pour continuer à exécuter son plan dans les zones rurales du pays.
 
La proposition soumise à l'Union européenne vise à introduire des systèmes de mini-réseaux avec des générateurs de rivière dans les communautés rurales des hauts plateaux andins. Ces systèmes produiront de l'électricité à usage domestique et fourniront de l'eau pour l’irrigation à plus de 6.500 résidents de 32 communautés à Cusco et Huancavelica. Non seulement le projet vise à offrir des services de base à la population mais aussi permettra aux gens des villages à fabriquer, installer et assurer la maintenance de leurs propres roues.
  
Pour Miguel Hadzich, coordinateur du Centre d'Appui Rural de l'Université Catholique Pontificale (PUCP), cette nouvelle subvention européenne est très significative pour les villages les plus pauvres des zones montagneuses de Cusco et Huancavelica. «Ce sont 32 communautés qui ne seront probablement jamais reliées au réseau électrique – car elles sont trop éloignées du réseau national et ne sont pas rentables pour les entreprises publiques – grâce à ces mini-réseaux, ces communautés ont maintenant la possibilité d’accéder à l’électricité et même au pompage de l’eau ».
 
Hadzich a déclaré que, grâce au Concours IDEAS de GVEP international, « les gens ont réalisé le potentiel de la technologie des roues à eau et commencent maintenant à les utiliser », et ajoutant « sans le soutien de GVEP pour dessiner et tester les premières roues, il n'aurait pas été possible de franchir cette deuxième étape si importante. »

GVEP International, avec ses partenaires la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Coopération Allemande au Développement (GIZ), a lancé la compétition IDEAS en 2009 pour promouvoir l'accès aux services énergétiques modernes grâce au soutien apporté aux entrepreneurs locaux pour créer des entreprises rentables et durables.

«Notre subvention a permis le développement des prototypes des roues à haut rendement ainsi que des programmes de formation pour permettre aux  habitants des zones rurales de construire et d’installer leurs propres roues,  assurant ainsi la pérennité du projet», explique Pedro Gamio, directeur régional de GVEP International pour l'Amérique latine. «Cette nouvelle subvention de l'Union Européenne est une reconnaissance de la grande pertinence de l'idée initiale », ajoute-t-il.  

 
Depuis le début du projet  avec le financement de GVEP, le Centre d’Appui Rural de la PUCP a installé un total de cinq roues hydrauliques, sur la côte et les montagnes du Pérou, et a déjà formé 28 personnes, aussi bien des techniciens pour la maintenance des roues que des personnes  comprenant mieux leur fonctionnement et leur utilisation.
 
A Cuzco, par exemple,  trois roues d'un diamètre de 1.80m ont été installées. Ce type appelé «Overshot», où l'eau tombe d'un tuyau situé  au-dessus de la roue, a la capacité de produire 1.44kW d’énergie, ce qui couvre les besoins électriques de 5 familles.  La roue pompe également 14 mètres cubes d'eau,  contribuant à améliorer les champs des fermiers locaux utilisés pour l’élevage.
 
Avec le nouveau financement de l'UE, 32 roues à eau supplémentaires seront installées.
D'autre part, un exemple clair de la façon dont la roue peut être utilisée de manière productive peut se voir dans la zone de torréfaction de Huiro à Cuzco. Ici, 16 familles torréfient le café avec l'énergie produite par la roue à eau, sans avoir à acheter du carburant. Avant, pour torréfier 1000 kg  de café, il était nécessaire non seulement d’acheter du carburant, mais de travailler dur pendant 15 jours. Maintenant, avec la roue, la même quantité peut être torréfiée en trois jours et il n'est pas nécessaire d'acheter du carburant.
 
En ce qui concerne les économies de carbone, le Centre d’Appui Rural de la PUCP a estimé qu’une économie de  1.68t de CO₂ a été réalisée grâce aux cinq roues installées au Pérou.
 
Miguel Hadzich assure que les roues seront durables à long terme parce que « GVEP International et l'UE ont le même modèle de durabilité. Nous formons les petites entreprises pour que ce soient elles qui assurent la réparation et l'entretien des roues, ainsi que leurs ventes futures, le programme de formation comprenant une partie gestion commerciale. »

 
A Cusco, ces roues sont déjà reproduites de façon indépendante par des entrepreneurs locaux qui ont été formés par le projet. En outre, il y a déjà trois techniciens formés pour les maintenir en bon état de marche.
 
Maintenant, avec la subvention de l'UE, tous ces bénéfices seront sûrement répliqués ailleurs. Selon les plans, dans les quatre ans, la  PUCP  installera 32 générateurs de rivières qui pomperont l'eau et donneront de l'électricité à 16 collectivités ou  villages de Cusco et 16 autres supplémentaires à Huancavelica, des zones non comprises dans le projet d'électrification rurale de l'État.

«La partie intéressante de ce projet est que ces roues présentent une technologie très ancienne qui avait été mise de côté avec l'utilisation de pétrole", explique Miguel Hadzich. "Et maintenant, que  l’eau tombe ou se déverse sur elles, ces roues apportent de  la lumière à un faible coût, dans des endroits où il n'était même pas possible d’allumer une simple ampoule.»
 
Dans ce dernier appel à proposition de la UE, il y  avait une partie spécifique  concernant  l'énergie où « étaient évalués l’innovation, le critère de légitimité, la pertinence vis-à-vis du pays et la couverture des besoins de la zone » Le projet des 32 roues, qui figurait parmi les trois sélectionnés pour l'Amérique latine et le seul au Pérou, s’est fait remarquer  « pour son modèle innovateur qui exploite les ressources de la région andine, son coût très raisonnable et son caractère reproductible dans d'autres zones rurales du pays et d'autres lieux dans le monde. »
 
Le projet est une priorité en ce qui concerne la promotion et l'utilisation des énergies renouvelables», a déclaré Jean-Charles Fiehrer, Chef de la Coopération au Développement de l'Union européenne au Pérou. "Il répond parfaitement aux besoins locaux et régionaux et donc à l'une des priorités du programme thématique pour l'environnement, l'eau et de l'énergie de la Commission, qui est l'utilisation des énergies durables."

En plus de l'installation de 32 machines dans les zones les plus défavorisées de Cusco et Huancavelica, le groupe PUCP prévoit la construction de centres communautaires d'apprentissage dans les lieux d’intervention, appelés Yachaiwasi (signifie « maison du savoir » dans la  langue Quechua des Andes). Ils sont destinés au transfert de technologie et au renforcement des capacités de la population bénéficiaire, ainsi qu’à la formation des leaders communautaires dans le cadre  de la méthodologie  Yachachiq. Les stagiaires seront en mesure de fabriquer, installer, exploiter et entretenir des technologies énergétiques propres applicables à leurs villes et de partager leurs connaissances avec les leurs.
 
« Le projet mérite cette nouvelle subvention, car il présente une alternative efficace pour le développement dans des endroits où l'État fait souvent défaut, » dit Pedro Gamio de GVEP.


Reporter
MIGAN S. BRUNO

Jean Paul AFFANA à la 19e session de la Commission des Nations Unies sur le Développement Durable (CDD)

15/06/2011 12:50 par MIGAN

Le siège des Nations Unies a New York a accueilli la 19e session de la Commission des Nations Unies sur le Développement Durable, du 2 au 13 mai 2011. Plusieurs centaines de participants se sont rendus dans la ville afin d'apporter leurs contributions, soit en tant que membre de leur gouvernement, soit en tant que représentant de la société civile, soit encore comme expert de l'ONU.

Parmi tous ces participants, les jeunes aussi ont fait entendre leur voix à travers le Groupe Majeur des Enfants et des Jeunes qui est officiellement reconnu et accrédite par l'ONU pour prendre part aux négociations aux côtés des autres groupes comme celui des Femmes et Genre, Syndicats et Entreprises, Peuples Indigènes, etc.

Cinq groupes thématiques ont fait le contenu de la 19e session, notamment:

(1) gestion des déchets auquel Jean Paul Brice AFFANA AFFANA, représentant le Cameroun a pris part,

(2) consommation and production durables,

(3) mines,

(4) produits chimiques

(5) transports.

Chaque groupe thématique se réunissait en journée afin de discuter des principaux points des textes de négociations et parfois les discussions allaient jusqu'a l'aube le lendemain. Malheureusement pour tous les participants, et même Ban-Ki Moon le Secrétaire General de l'ONU présent le 13 mai pour la clôture de la rencontre, ont été tous déçus par les résultats car aucun texte final et aucun engagement n'a été adopté à la fin. Les discussions qui sont allées jusqu'au 14 mai en matinée n'ont pas permis de prendre des décisions finales avant le prochain Sommet de Rio connu sous l'appellation ''Rio+20'' qui se tiendra au Brésil en 2012.

 

Reporter

MIGAN S. BRUNO

Démocratie et égalité des sexes

15/06/2011 12:47 par MIGAN

Michelle Bachelet, Directrice exĂ©cutive d’ONU Femmes, souligne l’importance de la participation des femmes aux dĂ©mocraties.

Discours prononcé par Mme Michelle Bachelet, Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive d’ONU Femmes, à la Table ronde sur la démocratie et l’égalité des sexes, siège de l’ONU, New York, le 4 mai 2011.

[Vérifier à l’écoute.]

Mesdames et Messieurs,

Cette année pourrait bien marquer le commencement de la “quatrième vague” de la démocratie. Comme nous l’avons vu lors des événements dramatiques du « printemps arabe », les femmes ont été activement impliquées dans la nouvelle vague de demandes de libertés politiques et de dignité humaine. Dans les rues de Tunis et du Caire, et plus récemment à Sanaa, il n’a pas été difficile de voir que les femmes de toutes les conditions sociales ont rejoint les rangs des manifestants dans les rues pour élever leurs voix en faveur de la démocratie et de la citoyenneté. Suite à tout cela, nous commençons déjà à voir des avancées pour certaines femmes.

En avril de cette année, les réformateurs politiques en Tunisie ont réalisé ce qui aurait été impensable, seulement quelques mois plus tôt : un projet de loi électorale réclamant la pleine parité dans la représentation politique de la nouvelle démocratie tunisienne. La loi propose que, lors des prochaines élections parlementaires, les listes des candidats alternent les noms de femmes et d’hommes.

Ces événements nous rappellent à quel point la démocratie a évolué depuis ses débuts. Autrefois considérée comme l’apanage exclusif des élites masculines de propriétaires terriens, il est impossible maintenant de considérer la démocratie comme autre chose qu’une citoyenneté politique pleine et équitable pour tous. Naturellement, ce mouvement doit être orienté par une direction et un engagement aux niveaux les plus élevés, afin d’assurer une participation pleine et équitable des femmes aux processus démocratiques.

Ce matin, je me concentrerai sur ce que nous avons appris de la participation des femmes à la prise de décision démocratique, à savoir trois éléments clés qui doivent orienter l’aide à la démocratie.

En premier lieu, nous devons nous attaquer aux obstacles rencontrés par les femmes lors de leur participation au processus électoral et à leur capacité d’exercer une vraie alternative dans les élections. En second lieu, nous devons voir si des espaces sont créés pour permettre aux femmes d’exprimer leurs préférences politiques ou de se faire entendre. Troisièmement, les établissements publics démocratiques doivent assumer leur responsabilité par rapport aux femmes.

Permettez-moi d’abord de commencer par la question du choix. Au fil du temps, la démocratie, en tant que système politique, a développé des mécanismes pour intégrer les groupes marginalisés, tels que les quotas ou des dispositifs régionaux, de façon à mieux prendre en compte les préoccupations des groupes politiquement privés de leurs droits civiques. Si les femmes représentent souvent la majorité de la population, elles n’en sont pas moins confrontées à une série de contraintes les empêchant d’exercer une participation efficace même au niveau le plus fondamental des exercices démocratiques, tels que le vote, ou se présenter à des postes politiques. Il est ironique de constater que, même en 2011, nous ne possédons pas de données précises sur le nombre de femmes par rapport aux hommes qui s’inscrivent pour voter dans beaucoup de pays, ou qui exercent réellement leur vote. Nous avons encore moins de données sur la mesure dans laquelle le choix indépendant des femmes se trouve limité par la contrainte au sein du ménage ou en raison de problèmes pratiques comme le manque de transport ou la violence lors des scrutins.

Les conséquences des contraintes qui pèsent sur la participation sont bien connues. Les femmes représentent moins de 20% des législateurs et moins de 5% de ministres. Les femmes se sont partout vues limitées à rôles sexuels traditionnels dans l’exercice de leurs droits politiques, même dans les démocraties les plus solides.

La deuxième contrainte a trait à leur capacité à se faire entendre. Une participation publique efficace tient à la possibilité d’exprimer des intérêts et de former un mouvement pour faire avancer ces intérêts. Nous devons nous demander si nous allouons assez de ressources aux organisations de la société civile en faveur des femmes, afin de leur permettre de poursuivre leurs intérêts. Les partis politiques reflètent-ils les préoccupations des femmes et y apportent-ils une réponse ? Nous devons nous rappeler que les démocraties peuvent produire des majorités qui, en fait — et au nom d’un processus démocratique — peuvent imposer des restrictions aux droits des femmes. Ceci peut se produire quand il n’y a pas assez de diversité et de voix en faveur des femmes en politique.

Si les structures des partis politiques et des gouvernements ne tiennent pas compte des besoins et des priorités des femmes, et si les médias et les pratiques traditionnelles et culturelles réduisent constamment au minimum la valeur des femmes dans la vie politique, les démocraties ne pourront pas bénéficier aux femmes. La qualité de la démocratie elle-même se verra d’ailleurs affaiblie. Susan B Anthony, une militante reconnue du droit de vote des femmes, a expliqué qu’« il ne règnera jamais une égalité totale tant que les femmes elles-mêmes ne participeront pas à l’élaboration les lois et à l’élection des législateurs qui les rédigent ».

Et, en fin de compte, nous devons nous demander si les institutions démocratiques répondent aux besoins des femmes. La vraie démocratie est plus qu’une simple participation — il s’agit de pouvoirs et de contrepouvoirs, et d’établissements responsables permettant aux femmes d’obtenir réparation quand leurs droits sont bafoués et leurs besoins ignorés.

Le processus de contrôle judiciaire et parlementaire et les institutions d’audit publiques doivent assurer que leurs procédures et normes sont conçues de manière à contrôler les violations des droits des femmes et à permettre aux femmes de demander des enquêtes et des évaluations. Si ces établissements n’existent pas ou ne fonctionnent pas, le message envoyé aux femmes est que leurs droits de citoyenneté sont plus faibles que ceux des hommes, et que leurs droits à la sécurité, à un salaire juste, ou à la propriété sont subordonnés aux droits des hommes. Si les femmes ne peuvent pas tenir le gouvernement pour responsable de la promotion de l’égalité des sexes, la citoyenneté des femmes repose sur des bases fragiles.

Bon nombre d’entre vous ici présents se rappelleront du slogan des années 70 : « Ce qui est personnel est politique ». Ce slogan a reflété le fait que l’inégalité dans la sphère privée mine l’égalité dans le domaine public. Les lois et les institutions publiques peuvent renforcer ces inégalités privées, et ceci peut empêcher les institutions de répondre vraiment aux besoins des femmes. Un autre slogan concernant les femmes a été lancé dans mon propre pays pendant notre transition démocratique : « La démocratie dans le pays et à la maison ». La logique est identique ; un état démocratique devrait être jugé responsable des violations aux droits des femmes. Une véritable et pleine participation ne sera pas possible tant que l’égalité ne règne pas dans la vie quotidienne. Cela s’applique non seulement à l’égalité des sexes mais aussi à la nécessité de s’attaquer aux immenses disparités économiques — qui constituent une menace extrêmement grave à la démocratie.

Les programmes d’ONU Femmes abordent ces questions des choix, de l’influence, et de la responsabilité. Partout dans le monde, ONU Femmes appuie les efforts déployés par les mouvements de femmes afin d’obtenir le vote et de pouvoir se présenter à des postes politiques, par le biais de la formation des candidates et du travail avec les médias, en vue de produire des informations de meilleure qualité sur les campagnes des femmes.

En Tunisie et en Egypte, ONU Femmes aide les femmes de la société civile à définir leurs priorités par rapport à la réforme constitutionnelle. En Egypte, en République démocratique du Congo, et dans beaucoup d’autres contextes, ONU Femmes soutient les consultations entre les organisations de la société civile de femmes et les dirigeants politiques afin de développer des Chartes pour les femmes. Ces Chartes énumèrent les priorités des femmes pour ce qui est d’instaurer une démocratie tenant compte des questions de genre, telles que, entre autres, des quotas de candidats hommes-femmes lors des élections, des consultations entre les défenseurs de l’égalité des sexes et les décideurs politiques, et la création de réseaux de groupes de femmes élues aux comités parlementaires.

ONU Femmes appuie également des initiatives visant renforcer la responsabilité au niveau de l’égalité des sexes dans l’administration publique, par l’établissement de budgets tenant compte des questions de genre et par des programmes au Rwanda et au Tajikistan qui permettent de faire circuler les rétro-informations entre les prestataires de services publics et les citoyennes. ONU Femmes a travaillé avec le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme afin d’aider les pays à faire face aux violations des droits des femmes en appuyant les commissions d’enquête et les commissions Vérité et réconciliation. ONU Femmes aide également les pays autour du monde à adopter des engagements législatifs nationaux par rapport à la politique internationale et aux instruments juridiques tels que le Programme d’action de Beijing, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique, et le Protocole de la communauté pour le développement de l’Afrique australe sur les questions de genre.

Pour récapituler : il existe trois conditions de base qui sont cruciales pour rendre la démocratie véritable pour les femmes. D’abord, il convient de supprimer les obstacles qui empêchent les femmes de pouvoir participer effectivement : ceux en rapport avec la mobilité, les finances, l’accès à l’information, le manque de sécurité publique, ainsi que la contrainte, l’intimidation et la violence.

En second lieu, il faut reconnaître que si la participation est une chose, se faire vraiment entendre en est une autre. Les femmes sont-elles capables d’exprimer et de faire entendre leurs voix par rapport à leurs droits, leurs besoins et leurs préférences ? À quel point les parties politiques sont-ils démocratiques ? Les femmes de la société civile ont-elles eu l’occasion de discuter des positions communes sur la constitution, la loi électorale, la sûreté pendant les campagnes, et d’autres questions ?

En troisième lieu, les institutions démocratiques doivent rendre compte aux femmes et être jugées responsables du respect des engagements pris vis-à-vis des droits des femmes.

Si une démocratie néglige la participation des femmes, si elle ignore les voix des femmes, si elle détourne la responsabilité sur les droits des femmes, ce n’est une démocratie que pour la moitié des citoyens.

Je souhaite vivement entendre les recommandations issues des débats d’aujourd’hui, de sorte que nous puissions renforcer notre aide à la démocratie. Je reconnais sur la liste des orateurs et parmi les participants, plusieurs militants démocratiques importants. C’est pour nous tout un privilège de compter votre participation. Le grand courage montré par les femmes et les hommes à travers le monde à l’aube de cette quatrième vague potentielle de démocratie exige de nous tous d’assurer que l’égalité des sexes est prise en compte dans nos efforts visant à faire de la démocratie une réalité pour tous.

 

Reporter

MIGAN S. BRUNO

Union africaine / 10Úme réunion du Groupe des Sages / Addis Abeba, Ethiopie, 12 Mai 2011

15/06/2011 12:44 par MIGAN


 


1. Le Groupe des Sages de l’Union africaine (UA) a tenu sa 10ème réunion le 12 mai 2011,

à Addis Abéba, en Ethiopie. La réunion, qui a été ouverte par l’ancien Président Kenneth

Kaunda, au nom du Président Ahmed Ben Bella, qui préside le Groupe, et par l’Ambassadeur

Ramtane Lamamra, Commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité, au nom du Président de la

Commission, le Dr Jean Ping, a vu la participation de Mme Marie‐Madeleine Kalala‐Ngoy et

duDr Mary Chinery‐Hesse, membres du Groupe des Sages, ainsi que Mme Elisabeth Pognon,

membre des “Amis du Groupe”. Le Représentant permanent de la République d’Afrique du

Sud auprès de l’UA, en sa qualité de Président du Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour le

mois de mai 2011, a également assisté à la cérémonie d’ouverture.

2. En outre, M. Léopold Ouedraogo, représentant le Conseil des Sages de la Commission

économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ainsi que l’Ambassadeur Berhane

Ghebray et l’Honorable Betty Bigombe, représentants le Comité des Sages du Marché

Commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), ont également participé aux

délibérations du Groupe des Sages.

3. La réunion a examiné et adopté le rapport du Groupe des Sages sur la “Nonimpunité,

la justice et la réconciliation nationale”, élaboré par le Groupe dans le cadre de ses

réflexions thématiques sur des questions relatives à la prévention des conflits et comme

contribution aux efforts que déploie l’UA dans la lutte contre l’impunité et en vue de la

promotion d’une approche globale qui concilie les impératifs de paix et de justice dans les

contextes post‐conflit. Le rapport comprend un cadre d’action sur la justice transitionnelle,

dont l’objectif est de doter l’UA de l’outil nécessaire pour répondre judicieusement aux

objectifs inextricablement liés de promotion de la paix, de l’état de droit et de la prévention

des conflits.

4. Le Groupe a également examiné son projet de rapport sur le thème «Violence

sexuelle, femmes et enfants dans les conflits armés». Le Groupe a félicité le Conseil de paix

et de sécurité pour avoir conféré plus de visibilité à cette question cruciale, notamment à

travers le débat public annuel sur les femmes, les enfants et les conflits armés.

5. Le Groupe a eu un échange de vues sur les modalités de l’examen exhaustif des

mécanismes existants en matière de démocratisation et de gouvernance en Afrique, afin de

soumettre, au plus tard en décembre 2011, des recommandations au Conseil de paix et de

sécurité, tel que demandé par cet organe lors de sa 275ème réunion tenue au niveau

ministériel, à Addis Abéba, le 26 avril 2011. Le Groupe a convenu de mesures à prendre pour

mener à bien cette tâche dans les délais requis. Dans l’intervalle, le Groupe a, une fois de

plus, exhorté tous les Etats membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et à ratifier, sans

autre délai, les instruments pertinents de l’UA, en particulier le Protocole relatif à la création

de la Cour africaine de Justice et des Droits de l’homme et la Charte sur la Démocratie, la

Gouvernance et les Elections.

6. Le Groupe a examiné l’état de mise en oeuvre des recommandations contenues dans

son rapport sur « le renforcement du rôle de l’Union africaine dans la prévention, la gestion

et le règlement des différends et conflits violents liés aux élections en Afrique», telles

qu’entérinées par la 13ème session ordinaire de la Conférence de l’Union. Le Groupe est

convenu des mesures à prendre à cet égard, en particulier les missions d’évaluation préélectorale

à entreprendre dans des pays donnés, dans le cadre de son mandat de prévention,

et a exhorté tous les Etats membres à en assurer le suivi, et à mettre en oeuvre les

recommandations contenues dans le rapport.

7. La réunion a également été l’occasion pour le Groupe d’entendre les communications

présentées sur la situation en Somalie par l’ancien Président Jerry John Rawlings, Haut

Représentant de l’UA pour la Somalie, l’Ambassadeur Boubacar G. Diarra, Représentant

spécial du Président de la Commission pour la Somalie, l’Honorable Kipruto Arap Kirwa,

Facilitateur de l’IGAD pour la Somalie, et un représentant de l’Ambassadeur Augustine

Mahiga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Somalie, ainsi

que par des experts sélectionnés sur la Somalie.

8. Le Groupe a, dans ce cadre, exprimé sa profonde préoccupation face aux divisions et

querelles qui déchirent les Institutions fédérales de transition (TFI), en particulier sur la

question de la transition et des arrangements post‐transition, problèmes qu’a récemment

illustrés la décision du Gouvernement fédéral de transition (TFG) d’empêcher des membres

du Parlement fédéral de transition (TFP) de se rendre à l’étranger pour des consultations

relatives à la crise actuelle. Le Groupe a noté que ces divisions portent en elles le danger

certain de remettre en question les acquis significatifs enregistrés sur le terrain par la Mission

de l’UA en Somalie (AMISOM) et les Forces de sécurité somaliennes, ainsi que d’autres

avancées réalisées sur la voie de la paix et la réconciliation en Somalie. Le Groupe en a

appelé aux parties prenantes somaliennes pour qu’elles fassent preuve de la volonté politique

nécessaire pour surmonter la crise actuelle et relever les défis auxquels leur pays fait face,

rappelant avec insistance la responsabilité première qui est la leur en vue de la réalisation de

la paix en Somalie.

9. Le Groupe a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation humanitaire qui

prévaut en Somalie, avec près d’un tiers de la population totale du pays vivant dans des

conditions particulièrement difficiles, non seulement en raison du conflit actuel, mais aussi du

fait de la sécheresse ambiante, l’une des plus sévères que le pays ait connu dans un passé

récent. Le Groupe a relevé que, selon les agences humanitaires, un enfant sur quatre souffre

actuellement de malnutrition aiguë dans la partie septentrionale de la Somalie. Le Groupe a

rappelé que, lors de sa réunion sur la Somalie, tenue à Nairobi, en novembre 2008, il avait

souligné que nulle part ailleurs dans le monde le principe de la responsabilité de protéger ne

se posait avec autant d’acuité qu’en Somalie. Le Groupe note avec un profond regret que,

trois ans plus tard, le sort de la Somalie reste, au mieux, marginal dans les préoccupations de

la communauté internationale, comme en témoigne le financement toujours insuffisant des

besoins humanitaires ‐ sur les 529 millions de dollars nécessaires pour l’appel humanitaire

pour cette année, seulement un quart a été mobilisé).

10. Le Groupe a examiné d’autres situations de conflits et de crise en Afrique, et ce sur la

base de la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité. Le Groupe s’est

félicité des progrès accomplis dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité, en

particulier: (i) au Soudan, avec la tenue réussie du référendum d’autodétermination pour le

Sud Soudan, en janvier 2011 ; (ii) en Côte d’Ivoire, avec la fin de la crise qui a suivi le second

tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010, et l’entrée en fonction du Président

démocratiquement élu, M. Alassane Dramane Ouattara, ainsi qu’en (iii) Guinée et au Niger,

avec l’achèvement des transitions lancées dans ces deux pays et le rétablissement de l’ordre

constitutionnel.

11. Le Groupe a réitéré l’importance que revêt la prévention, tant opérationnelle que

structurelle, et a appelé à redoubler d’efforts à cette fin, soulignant la nécessité et l’obligation

pour tous les pays et autres parties concernées d’apporter la coopération nécessaire à la

Commission et au CPS, pour l’aboutissement des efforts de prévention des conflits.

12. En ce qui concerne les soulèvements populaires en Afrique du Nord, le Groupe a

souligné que ces développements offrent une occasion unique d’approfondir le processus de

démocratisation sur le continent et de faire en sorte que les engagements pris par les Etats

membres aux termes des nombreux instruments existants de l’UA soient respectés et

intégralement mis en oeuvre. Le Groupe a lancé un appel à toutes les parties prenantes en

Tunisie et en Egypte pour qu’elles n’épargnent aucun effort, afin que les aspirations

populaires à une véritable démocratie, à l’état de droit et au respect des droits de l’homme

soient satisfaites. Le Groupe a mis en relief les recommandations formulées par deux de ses

membres qui se sont rendus en Tunisie, les 6 et 7 avril 2011. Le Groupe attend avec intérêt la

visite prévue en Egypte en juin 2011.

13. Le Groupe a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation en Libye, et a

appelé à un cessez‐le‐feu immédiat et complet et à la fin de toutes les attaques contre les

civils, en particulier au regard des conditions humanitaire désastreuses qui prévalent sur le

terrain, tel que rapporté par la Secrétaire générale adjointe des Nations unies pour les

Affaires humanitaires et Coordonnatrice des Secours d’urgence, Valérie Amos, dans une

déclaration au Conseil de sécurité, le 9 mai 2011. Le Groupe a été ému par les souffrances

infligées aux populations vivant à Misrata, la mort, les déplacements et les destructions

d’infrastructures vitales résultant de la situation actuelle, ainsi que par le sort des travailleurs

migrants africains en Libye. S’agissant de ce dernier point, le Groupe a été horrifié par les

nouvelles sur la mort de près de 600 migrants, après que leur bateau s’est brisé au large des

côtes libyennes, ainsi que par les incidents similaires intervenus auparavant. Le Groupe a saisi

cette occasion pour rappeler à tous les pays et organisations dont les navires patrouillent

dans la mer Méditerranée le devoir qui leur incombe d’apporter leur concours à tout bateau

quittant la Libye. Le Groupe a exprimé sa conviction que la poursuite des combats en cours et

des opérations militaires ne peut qu’aggraver la situation humanitaire et, par conséquent,

saper la réalisation de l’objectif pour lequel la résolution 1973 (2011) a été précisément

adoptée. En conséquence, le Groupe a instamment demandé à toutes les parties prenantes

internationales à, rapidement et sans réserve, oeuvrer à un cessez‐le‐feu immédiat et à

mettre fin à toutes les autres opérations militaires, comme seul moyen d’assurer la protection

effective de la population civile et de créer les conditions d’une solution politique d’ensemble

à la crise. Le Groupe s’est félicité de l’appel à un cessez‐le‐feu lancé par le Secrétaire général

des Nations unies, M. Ban Ki‐moon, ainsi que de celui sur la nécessité d’une pause temporaire

dans le conflit fait par la Secrétaire générale adjointe des Nations unies aux Affaires

humanitaires, et souligné que l’exigence d’un cessez‐le‐ feu immédiat et d’une fin à toutes les

attaques et abus contre les civils constitue le premier paragraphe du dispositif de la

résolution 1973 (2011).

14. Le Groupe a exprimé son plein appui à la Feuille de route de l’UA pour le règlement de

la crise libyenne, telle qu’articulée par le Conseil de paix et de sécurité lors de sa 265ème

réunion tenue le 10 mars 2011, soulignant que cette Feuille de route fournit une base viable

pour mettre un terme à l’effusion de sang en cours, alléger les souffrances des populations

civiles affectées, et répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, à

l’état de droit et au respect des droits de l’homme, y compris l’établissement rapide d’une

période de transition inclusive consacrée à la mise en oeuvre des réformes nécessaires, en

particulier l’adoption d’une Constitution. Le Groupe a salué les efforts et l’engagement des

membres du Comité ad hoc de haut niveau de l’UA sur la Libye et souligné la contribution

unique que ledit Comité peut apporter dans la recherche d’une solution durable à la crise

libyenne. Le Groupe a appelé les partenaires de l’UA à apporter leur appui au Comité, dont le

rôle est dûment reconnu par la résolution 1973 (2011) du Conseil de sécurité des Nations

unies, en ayant à l’esprit que l’Afrique est le continent qui sera le plus affecté par la poursuite

et l’aggravation de la situation actuelle, ainsi que les dispositions du Chapitre VIII de la

Charte des Nations unies sur le rôle des arrangements régionaux dans le règlement des

différends au sein et entre leurs Etats membres.

15. Le Groupe a convenu de tenir sa 11ème réunion au cours de la dernière semaine du

mois d’août 2011.

Reporter
MIGAN S. BRUNO

Basket-ball

14/06/2011 06:51 par MIGAN

Mission accomplie pour Miami

Le Miami Heat a battu les Boston Celtics (97-87), mercredi à l'American Airlines Arena, en demi-finale de la Conférence Est. Les Three Amigos (Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh) ont ainsi éliminé 4-1 les finalistes 2010 et champions 2008. King James (33 points) a inscrit à lui tout seul les dix derniers points de la rencontre. Les Floridiens rencontreront le vainqueur de la série entre les Bulls et les Atlanta Hawks. Chicago mène 3-2.





James Jones et le Miami Heat retrouvent les Finales de la Conférence Est. (Reuters)





Réunis à Miami pour en finir avec la suprématie des Celtics dans la Conférence Est, LeBron James, Chris Bosh et Dwyane Wade n'ont pas failli. Et un an après avoir été piteusement éliminé avec Cleveland par le Big Four du Massachusetts, les Cavs volant notamment en éclats 122-88 lors du match 5, King James a pris une revanche éclatante. Et de d'autant plus depuis ce mercredi et les deux dernières minutes du match 5 face à Boston. Car si avec ses 34 points et 10 rebonds, Dwyane Wade a signé la plus belle ligne de stats de la soirée, c'est bien son compère, 33 points au compteur, qui a fait la différence et précipité la perte des hommes au trèfle.

Après avoir trouvé James Jones derrière l'arc et envoyé Chris Bosh au dunk pour recoller à 87-87, l'ancien Cav n'a en effet eu besoin de personne pour entretenir sa légende. Avec deux tirs primés enquillés coup sur coup, une interception plus un dunk sauvage en contre-attaque et une dernière pénétration toute en puissance, le compte était bon. Et LeBron James parachevait ainsi, avec les dix derniers points du match, un 16-0 qui était finalement un parfait résumé de la saison: Boston aura longtemps été devant avant de craquer sur la fin... «Il y a vraiment de quoi être en colère après nous ce soir, regrettait d'ailleurs Paul Pierce à l'issue de la rencontre, je pense qu'on aurait pu mieux jouer qu'on ne l'a fait ce soir. On a longtemps eu le contrôle du match, mais tout s'est effondré dans les dernières minutes.» Sa passe dans les tribunes à l'attaque de la dernière minute et le layup manqué de Jeff Green sur l'action précédentes participant à l'effondrement de la maison verte.

Pour autant, la figure tutélaire des Celtics n'oubliait pas de rendre hommage à ses bourreaux. «On a déjoué, mais je dois également tirer mon chapeau à cette équipe du Heat, assurait en effet Pierce, ils ont vraiment joué du très grand basket.» Certains plus que d'autres évidemment. Car en ces temps de playoffs, le Big Three de Miami n'est pas loin de se réduire à un Big Two. Non que Chris Bosh ait démérité, l'intérieur floridien ayant ainsi compilé un double-double avec 14 points et 11 rebonds en plus de son dunk égalisateur sur la tête de Kevin Garnett. Mais comme l'ancien Raptor le reconnaissait sans peine, «je joue avec les deux meilleurs joueurs de la Ligue».

Rondo trop diminué

Aussi aurait-il fallu une équipe de Boston pouvant compter sur ses meilleurs atouts pour pouvoir rivaliser et faire durer cette demi-finale. Car si les Celtics ont fait la course en tête 45 minutes durant, comptant même jusqu'à dix points d'avance dans le deuxième quart avant de voir leurs hôtes leur passer très brièvement devant au retour des vestiaires, la blessure au coude contractée par Rajon Rondo au cours du match 3 aura sans doute été le tournant de cette série. Diminué malgré une coudière protectrice et limité à seulement 6 points et 3 passes en 30 minutes, le jeune meneur n'a jamais pu peser sur les débats comme il en a l'habitude. Et son absence, dans le money-time, a laissé les siens désemparés face à la tornade LeBron James.

«C'est notre seule victoire de la série, mais on a beaucoup perdu lors de ce match 3, expliqua Dor Rivers à l'heure de quitter l'American Airlines Arena, et malgré nos efforts, il en aurait fallu plus, ce soir, pour résister à leur finish. On n'a pas démérité, on s'est bien battus, mais on n'avait pas de marge.» Ainsi Ray Allen a eu beau inscrire 18 points, avec notamment un 5 sur 10 à trois points, et Kevin Garnett faire jeu égal avec Chris Bosh, y allant lui aussi de son double-double avec 15 points et 11 rebonds, les 12 points de Paul Pierce ont notamment été insuffisants. Surtout comparés aux nouvelles performances du tandem Wade-James.

Un duo qui est déjà tourné vers les Finales de Conférence où les rejoindront les vainqueurs de la série entre Chicago et Atlanta, les Bulls menant pour l'heure 3-2. Car King James ne manque pas de le rappeler, Miami n'a fait que la moitié du chemin. "Vous ne pouvez pas imaginer ce que représente, pour moi, cette qualification face au C's. Si je suis venu ici, l'été dernier, c'est justement pour pouvoir connaître ces moments, ces émotions. Mais on a gagné huit matches pour l'instant et il y en a encore huit à remporter pour avoir ce que l'on mérite." n'a pas manqué d'epliquer le héros du jour.



Reporter
MIGAN S. BRUNO