Oeuvre des USA à Dangbo

16/12/2011 15:22 par MIGAN

Lutte contre le Vih/Sida : les Usa construisent à Dangbo un pavillon d’hospitalisation du Vih/Sida

 

Un pavillon d’hospitalisation et de traitement du Vih/Sida a été inauguré, dans la matinée hier, par l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique près le Bénin a l’hôpital auberge de l’amour rédempteur du Christ de Dangbo. Quatre (4) salles d’hospitalisation, deux (2) bureaux, une (1) réception, sept (7) salles d’eau, deux (2) magasins, un (1) long couloir et deux (2) terrasses. Ce sont-là les composantes du pavillon d’hospitalisation et de traitement du Vih/Sida inauguré hier à Dangbo par James Knight, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique (Usa) près le Bénin. La cérémonie d’inauguration a eu lieu à l’hôpital «Auberge de l’amour rédempteur du Christ» de Dangbo en présence de Clément Houessou, préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau ; de Clément Gnonlonfoun, maire de la commune de Dangbo et de ses administrés ; de Clément Ahissou, Directeur départemental de la santé (Dds) de l’Ouémé/Plateau ; de Léonie Dochamou, Secrétaire permanente de CARITAS-Bénin et de l’Honorable Saka Fikara. D’un coût global de deux cent cinquante cinq mille deux cent quarte vingt onze (255.291) dollars américain, soit plus de cent vingt sept millions (127.000.000) de francs Cfa, ce joyau entièrement financé par les Etats Unis vient renforcer la capacité de cet hôpital. A en croire la Secrétaire permanente de CARITAS-Bénin, les Etats-Unis sont habitués à faire des dons à «Auberge de l’amour rédempteur du Christ». Au nombre des dons déjà faits, on peut citer entre autres un module, des latrines et de cuisines. Selon James Knight, selon «le bilan de l’Onusida en 2010, le sida figure toujours parmi les principales causes de décès dans le monde, et la première cause en Afrique. Parmi les nouvelles infections, un virgule huit (1,8) millions ont eu lieu en Afrique subsaharienne». «Même si ce chiffre est en baisse dans la région depuis l’apparition de l’épidémie, poursuit-il, cette région demeure la plus sévèrement touchée, avec au total vingt deux virgule cinq (22,5) millions de personnes vivant avec le Vih/Sida, soit soixante sept virgule cinq pourcent (67,5%) du total mondial ». Face à cette situation difficile que traversent les parents malades et les enfants orphelins, sans oublier les réfugiés, l’hôpital s’est donné un nouvel objectif, à l’ambassade des Etats-Unis, grâce aux fonds d’assistance humanitaire, a fait dont de ce pavillon entièrement équipé qui permettra de combler ce vide et d’assurer une meilleure prise en charge des personnes malades du Vih/Sida. L’objectif visé par le financement de ce projet est d’assister le gouvernement de la république du Bénin dans ses efforts pour assurer la couverture sanitaire totale du pays à l’horizon 2015. Les différentes personnalités qui ont pris la parole à cette occasion ont tenu à remercier l’ambassadeur et ont prié monsieur l’ambassadeur de toujours faire beaucoup pour les populations béninoise. Le préfet a rassuré l’ambassadeur qu’un entretien et un bon usage seront fait du pavillon. Il faut noter qu’en plus de ce pavillon des lots de matériels médico-techniques ont été mis à la disposition du centre tels que 30 lits et matelas, 13 cabinets de rangement, des draps, des taies d’oreillers, des charrettes, des tables d’examen, des pyjamas et pantalons, des seringues et aiguilles , des kits d’opération, des éponges chirurgicales, des blousons et beaucoup d’autre cartons de mélange de consommables médicaux.

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MIGAN S. BRUNO

La sécurité maritime

16/12/2011 15:19 par MIGAN

Séminaire régional sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée : pour une guerre d’ensemble contre la piraterie en Afrique de l’ouest

 

 

« Réaliser un état des lieux sur les organisations existantes et les moyens utilisés, et esquisser des solutions pour répondre aux défis immenses du développement maritime ». C’est l’objectif d’un séminaire régional sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée qui réunit depuis hier à l’Hôtel Marina de Cotonou des autorités et acteurs maritimes ouest-africains et internationaux. La cérémonie de lancement dudit séminaire s’est tenue hier. Les côtes du Golfe de Guinée, plus précisément celles du Bénin, sont devenues depuis quelques mois le point de mire des actes de piraterie maritime. Une situation face à laquelle, le président béninois, Boni Yayi avait souhaité une action conjointe des pays de cet espace géographique et le soutien des pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. C’est en réponse à cet appel que l’ambassade de France près le Bénin, organise depuis hier à Bénin Marina Hôtel, un séminaire régional de trois jours sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Il s’agit d’une rencontre entre responsables politiques et militaires du Bénin, du Togo et du Ghana, des autorités françaises, des experts africains, internationaux et des acteurs économiques. Dans son discours d’ouverture lors de la cérémonie de lancement tenue hier, Isabelle Edet, première conseillère près de l’ambassade de France près le Bénin, représentant l’ambassadeur Jean-Paul Monchau, a fait remarquer que, le brigandage maritime est devenu une pratique récurrente dans le Golfe de Guinée en cette année 2011. Selon elle, il urge que les pays de la région se mettent ensemble pour conjuguer les efforts et les connaissances contre le phénomène. Elle est soutenue par Bruno Clément-Bollée, directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère français des affaires étrangères et européennes. « L’insécurité maritime fait peser une menace sur la croissance, le développement et la stabilité des pays riverains du Golfe de Guinée. Il faut une plus grande coopération entre les Etats et les organisations de la région et un renforcement par ces acteurs de leurs capacité », a-t-il renchéri. « C’est, a-t-il poursuivit, toute l’ambition de ce séminaire que de tenter de relever ce défi ». Pour François Abiola, ministre béninois de l’enseignement supérieur, représentant son collègue de la défense, la piraterie maritime est un fléau qui ne connaît pas de frontière. Il faudra alors une action concertée de grande envergure pour la combattre.

Au programme de ce séminaire, des communications, tables rondes et débats. Entre autres thèmes à aborder la place de l’Organisation maritime internationale (Omi) dans la sécurité maritime ; menaces, enjeux, organisations et actions de lutte contre l’insécurité maritime : bilans au Bénin, Togo, Ghana ; principes de l’action en mer : l’exemple de la France ; principes et cadre d’action de la coopération régionale au sein de la Cedeao dans la lutte contre l’insécurité maritime et les perspectives institutionnelles et réglementaires de la lutte contre l’insécurité maritime.

Le séminaire devra déboucher sur la mise en place du fonds de solidarité prioritaire dénommé « Appuis à la réforme du secteur de la sécurité maritime dans le golf de Guinée (Asecmar). C’est un apport financier sur une durée de trois ans de la France pour appuyer le Bénin, le Togo et le Ghana dans leur action contre la question du brigandage maritime. Son montant est de 800 mille Euro, soit environ 500 millions de Francs Cfa. Pour Bruno Clément-Bollée, ces trois jours d’échanges et de réflexions permettront de dresser un panorama des besoins des Etats concernés et d’esquisser les réponses à adopter dans le cadre du plan Asecmar.

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MIGAN S. BRUNO

Droit des enfants

16/12/2011 15:14 par MIGAN

 

Travail des enfants

Au-delà des discours et séminaires organisés pour le respect du droit des enfants, la réalité sur le terrain demeure au statut quo. Les enfants sont toujours en plein dans les pires formes de travaux proscrits à l’exercice des mineurs. Dans les ateliers de vulcanisation, de réparation de motos et sur les chantiers de construction d’immeuble, on voit toujours les enfants croulant sous des briques et trainant à bout de souffle des brouettes remplies de sable ou de béton. Or, la loi régissant le travail des enfants interdit toutes ces formes de travaux aux enfants de moins de seize (16) ans. Avant cet âge, l’enfant doit être à l’école. Ainsi l’une des dispositions cardinales du droit de l’enfant, notamment celles de la convention internationale relative aux droits des enfants, reste l’éducation de celui-ci à partir de sa scolarisation. Koffi Anan, ex-secrétaire général de l’Onu déclarait que pour un changement de comportement dans le monde, il faut promouvoir nécessairement l’éducation de l’enfant. Mais au Bénin, ce droit est violé au sein d’une couche sociale donnée, à savoir celle des parents les plus pauvres. Pis, les déclarations, séminaires et autres manifestations sur la question se font à des endroits inaccessibles aux parents qui respectent de moins en moins les droits de l’enfant. Pour la plupart, des parents béninois préfèrent orienter leurs enfants vers les ateliers de vulcanisation, de réparation de motos et autres, où ils ne reçoivent aucune éducation digne du nom. Bref, le problème de la violation des droits des enfants au Bénin demeure une plaie incurable et il faut que l’Etat en fasse une priorité, étant garant de l’éducation. La médiatisation des manifestations initiées sur le sujet passe dans le laps de temps où elles sont menées et finissent là comme un film intéressant. Il urge que l’Etat et les structures qui travaillent dans le domaine des droits de l’enfant pensent à de nouvelles stratégies pour faire face à la question, car la situation critique de l’enfance malheureuse au Bénin a repris son ampleur d’antan.

 

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MIGAN S. BRUNO

L'agenda de la Presse édition 2012

16/12/2011 15:10 par MIGAN

Lancement de l’agenda de la presse édition 2012 : un code de l’information et de la communication s’impose

 

L’agenda de la presse édition 2012 est désormais lancé. Hier dans l’après midi, les différents responsables des organisations professionnelles de la presse ont procédé à son lancement officiel sous l’égide du ministère de la communication et de la promotion des technologies nouvelles. La cérémonie a eu pour cadre la salle de conférences du Conseil national des chargeurs du Bénin.

 

«La nécessité d’un code de l’information et de la communication». C’est le thème sous lequel la 16e édition de l’agenda de la presse a été lancée hier. Au cours de la cérémonie parrainée par le ministre de la communication, Max Ahouèkè représenté pour la circonstance par son directeur de cabinet, les auteurs du volet intellectuel du document ont à tour de rôle procédé à la présentation de son contenu développé en deux grandes parties. La première est consacrée à l’examen scientifique du thème subdivisé en trois sous parties à savoir: ‘’les dispositions régissant l’accès aux sources d’information’’, ‘’l’avant projet de loi portant code de l’information et de la communication’’ et enfin ‘’la problématique de la suppression des peines privatives de liberté’’. Ces communications ont été respectivement élaborées par François Awoudo, journaliste et consultant en médias et communication; Vincent Dassi, journaliste et conseiller technique à la communication du Chef de l’Etat et enfin Joseph Djogbénou, avocat au barreau de Cotonou. La deuxième partie de l’ouvrage comporte quelques adresses utiles ainsi que les textes fondamentaux des médias au Bénin. Dans sa présentation, Joseph Djogbénou a insisté sur la nécessité pour tout journaliste d’entourer la profession d’une certaine rigueur. Car, dira t-il, les exigences du métier sont tout aussi certaines et, saisissent, d’une part la qualité de journaliste et, d’autre part, la responsabilité du journaliste. La représentante résidente de Friedrich-Ebert, Uta Dirksen a quant à elle rappelé que l’animation et le fonctionnement harmonieux d’une véritable démocratie dépendent, dans une large mesure, d’une mise à contribution des médias qui y jouent un rôle cardinal. Pour Brice Houssou, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), l’année 2012 marque un tournant important dans l’évolution de la presse béninoise vers sa professionnalisation et son renforcement institutionnel. Le défit important de cette nouvelle année, poursuit-il, sera celui de la lutte pour le vote et la mise en vigueur de la nouvelle loi portant code de l’information et de la communication en république du Bénin. Une loi qui sera le point de départ des réformes dans le domaine de la presse au Bénin. Le directeur de cabinet du ministre de la communication a rassuré les participants de l’entière disponibilité du gouvernement à accompagner les organisations professionnelles dans leurs efforts pour l’adoption d’un code d’information et de communication. Il faut préciser que la réalisation du document a été assurée par la fondation Friedrich Ebert en collaboration avec l’Upmb.

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MIGAN S. BRUNO

 

Les chasseurs de Bantè

16/12/2011 15:06 par MIGAN

Exposition à la Fondation Zinsou : à la découverte des chasseurs Nagô du royaume de Bantê

 

Les locaux de la Fondation Zinsou à Cadjèhoun abritent depuis le samedi 03 décembre dernier, une exposition de photographies baptisée «Chasseurs Nagô du royaume de Bantê». Les œuvres sont signées du photographe belge Jean-Dominique Burton.

 

Poser chaque fois, un pas à la découverte de la culture africaine, béninoise en particulier. Telle est l’option de la fondation Zinsou depuis une demi-douzaine d’années. C’est aux dires de Marie-Cécile Zinsou, présidente de la Fondation. Et depuis le samedi dernier, la Fondation embarque le public béninois à la découverte des chasseurs Nagô du royaume de Bantê, un royaume du Centre-Ouest du Bénin, à environ 300 Km de Cotonou à travers une exposition de photos portraits. «C’est pour faire connaître leur existence et leurs potentialités», explique le photographe belge Jean-Dominique Burton. De manière générale, à l’en croire, c’est pour montrer qu’il y a du beau en Afrique sur le plan culturel, «Car », explique-t-il « les médias ont toujours traité ce qui ne va pas en Afrique. Mais moi, je pense qu’il y a de belles choses». Depuis 2004 qu’il a décidé de travailler sur le continent noir, c’est ce qu’il essaye de montrer. La présente exposition a déjà été présentée à Paris. A travers une multitude de photos, l’auteur raconte la vie de ces chasseurs à la maison comme dans la brousse, leur lieu de travail où chacun démontre sa force. Le photographe est allé à la découverte de leur confrérie placée sous l’autorité d’un roi traditionnel Ade-Fouiloutou Laourou. L’ensemble des images fait part de plusieurs pratiques de la tradition dans ce royaume notamment celles liées à la chasse. Des pratiques qui confèrent à l’activité, toujours son caractère sacré dans ce royaume. C’est d’abord les chants, le style de communication des chasseurs avec les animaux, les talismans, les tenues d’apparat, etc. Jean-Dominique Burton évoque la hiérarchie et les pratiques vodoun basées plus sur le Ogou, divinité du fer, au sein de la confrérie des chasseurs Nagô de Bantê. Le photographe parle aussi de la protection de la forêt de Bantê par ces chasseurs et de la protection de leur patrimoine culturel en général. L’exposition est ouverte à tout le public tous les jours jusqu’en mars 2012.

 

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MIGAN S. BRUNO

 

 

 

Thibaut Adotanou

16/12/2011 15:03 par MIGAN


 

Thibaut Adotanou, jeune magicien béninois: «La magie: tout sauf la sorcellerie et le gris-gris»

 

 

Pour l’heure au Bénin, Thibaut Adotanou est le seul jeune artiste béninois qui anime les spectacles de magie. Pour le spectacle du 21 prochain à l’Ifd à Cotonou, il sera l’assistant du grand maître italien Léonardo Brunetti. Celui-là qui a réveillé en lui la passion de cet art. Un art tout comme les autres branches des arts et cultures dont la musique, le théâtre, le cinéma, l’art plastique, la danse, etc. Aux dires de Thibaut Adotanou, la magie, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, n’a rien à voir avec la sorcellerie ou le fétiche. Elle n’est du tout pas liée à un esprit divin. C’est un jeu… Seulement, tout comme la musique repose sur les solfèges, la magie a aussi ses bases ou règles qui sont vues comme des secrets. C’est le principe de tout art. C’est en cela d’ailleurs que c’est un art qui intéresse le public. «Moi, c’est assis à l’Ifd ici que je crée tous mes tours de magies. Selon mon inspiration, je pars juste d’un schéma qui répond à la création à laquelle je pense aboutir. Une fois ce schéma terminé, j’appelle le menuisier ou le soudeur qui me réalise une boîte selon ce schéma. Quand je le présente, c’est extraordinaire comme magie. C’est juste de la création artistique comme les musiciens, les acteurs, les chorégraphes, les plasticiens, etc.» explique-t-il. «Je le dis toujours sur scène. Il n’y a aucun secret d’un dieu derrière cet art» conclut le magicien béninois.

Lutte contre l'insécurité au Bénin

16/12/2011 14:56 par MIGAN

Animé par le souci de mieux lutter contre l’insécurité, le ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et des cultes entend associer tous les acteurs civils aux questions sécuritaires du pays. C’est dans ce cadre, qu’il a animé une conférence publique organisée hier soir au chant d’oiseau de Cotonou. Chaque acteur civil a un rôle spécifique à jouer dans la quête de la sécurité des personnes et des biens. Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique entend ainsi changer la donne sécuritaire et faire du Bénin un havre de sécurité pour les personnes, les biens et les investissements. Les discussions de cette conférence ouverte au grand public ont tourné autour du thème : «les défis de la sécurité publique au Bénin». Des défis qui, selon le ministre Dègla ne peuvent être relevés qu’avec la franche collaboration de tous les acteurs civils. Au cours de cette conférence publique marquée par la forte présence des hommes en uniforme, des confessions religieuses et de la chefferie traditionnelle, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a procédé au lancement d’un plan d’action sécuritaire. Ce plan d’action résume en trois points la stratégie des acteurs de la sécurité publique dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Il s’agit de la présente conférence publique, du forum national sur la contribution des acteurs civils à la sécurité publique au Bénin et enfin de la campagne de communication pour un changement de comportement en matière de sécurité. Cette série d’activités est le fruit d’un travail scientifique d’identification et de définition du rôle de chacun des acteurs civils pertinents du système sécuritaire du pays. L’objectif que véhicule cette initiative est la sensibilisation de ces acteurs civils sur leur rôle et leur responsabilité dans la sécurité ; la mise à leur disposition des directives de collaboration avec les forces de sécurité publique ; enfin le renforcement des élus locaux à travers des tâches précises dans la collaboration avec les hommes en uniforme. Pour le ministre Dègla, il ne s’agit pas pour les acteurs civils de se substituer aux forces de sécurité publique pour combattre les malfrats à leur place. Il s’agit plutôt d’un cadre de collaboration permettant de mettre à la disposition des agents de sécurité, en temps réel, les informations sur les faits et gestes des individus suspects que côtoie tous les jours la population dans l’indifférence. Donner l’information juste et au bon moment pour que les forces publiques puissent frapper avant même que les malfrats ne passent à l’action. Cette contribution des acteurs civils passe par : la collaboration avec les forces de sécurité publique pour les renseigner et les informer de tous les gestes, les faits et les comportements suspects dans leur cadre de vie ou de travail ; la connaissance des comportements à risques en matière de sécurité afin de les éviter et l’observation des règles de prudence et de sécurité. Le débat a ensuite été ouvert et les représentants des différents acteurs civils ont exposé à l’autorité leurs préoccupations. En réponse aux différents problèmes posés le ministre a rassuré les participants de la prise de mesures drastiques pour relever le défi sécuritaire au Bénin. Le forum national sur la contribution des acteurs civils à la sécurité publique est prévu pour le 20 décembre prochain

 

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MIGAN S. BRUNO

Journée Mondiale Sida 2011

16/12/2011 14:52 par MIGAN

Journée mondiale de lutte contre le Sida:Au Bénin, les progrès se concrétisent

 

La journée mondiale de lutte contre le Sida a été célébrée hier, jeudi 1er décembre 2011. A cette occasion, le thème choisi est : « Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ». Nous vous proposons à cet effet un aperçu sur les progrès du Bénin contre le mal. Au-delà de tout, il y a la farouche volonté des personnes vivant avec le VIH de mener une vie normale dans une société qui les a longtemps rejetées.

Le taux de prévalence à VIH a commencé à stagner au Bénin depuis quelques années. Au sein de la population en général, ce taux est estimé à 1,2 % en 2010. Les décès sont aussi en chute libre. D’environ 8100 en 2003, le nombre de décès a atteint environ 1472 cas, selon les prévisions officielles du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) pour 2010. En fait, la tendance à la stagnation de la prévalence depuis 2001, ne connaîtra pas d’évolution sensible en 2011, selon une source du PNLS où aucune statistique pour cette année n’est encore disponible.

La prévalence de l’infection est plus élevée dans les zones urbaines, avec un taux de 1,7 %, que dans les zones rurales (0,9 %). Elle est de 1,5% chez les femmes, contre 0,7 % chez les hommes.

Le taux de prévalence qui était estimé à 51 % chez les prostituées, a littéralement chuté et estimé, en 2010, à 26%. Ce recul s’explique, selon la coordonnatrice du Pnls, le Dr Evelyne Akinocho, par la mise en place « des actions spécifiques au profit de cette cible ». La prévalence de l’infection est de 23 % chez les tuberculeux.

Cette évaluation est obtenue grâce à un système de surveillance mis en place depuis 1990 et qui est essentiellement orienté vers les femmes enceintes, les porteurs d’infections sexuellement transmissibles, les personnes atteintes de la tuberculose, et des populations considérées comme à risque tels que les prostituées, les transporteurs ou les routiers.

Au Pnls, on explique la stabilisation de l’épidémie par des actions de sensibilisations et les actions concertées des pouvoirs publics, des partenaires au développement, des associations et organisations non gouvernementales.

Des chiffres en baisse

Selon des chiffres prévisionnels du PNLS, le Bénin a enregistré en 2010, 1472 décès dus au Sida. Les prévisions pour 2011 sont à la baisse (1401 cas de décès). 601 cas de décès d’enfants ont été prévus en 2010 et en 2011, les prévisions tablent sur une baisse à 531 cas. Ce recul est le signe de l’efficacité relative des actions de sensibilisation menées mais surtout de la mise en place conséquente des ARV dans les centres de traitement prévus à cet effet.

Mais, le Dr Akinocho temporise. « Il faudra garder la veille permanente parce que les comportements à risque n’ont pas disparu », a-t-elle dit. « Le risque d’explosion est toujours présent », indique-t-elle. « Le Bénin met un accent particulier sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et compte réduire de 14% à 5%, d’ici à 2015, le risque de contamination de l’enfant au cours de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement », a ajouté la coordonnatrice du Pnls.

Près de 20.000 personnes infectées sont sous antirétroviraux depuis le début de 2004. Le taux de survie des bénéficiaires de ce traitement est estimé, en 2008, à 88% et en 2010 à 92%. Les premiers cas de personnes infectées ont été détectés en 1986.

 

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MIGAN S. BRUNO

Hold-up

20/10/2011 21:57 par MIGAN

Hold-up hier au trésor d’Abomey : Les braqueurs emportent 700 millions de Fcfa



Le trésor public d’Abomey a été le théâtre d’un braquage à main armée dans la soirée de ce mercredi 19 octobre. Quatre individus fortement armés, ont pu dévaliser les locaux et emporter la rondelette somme de 700 millions de Fcfa destinée au paiement des salaires et pensions pour le compte du mois d’octobre des Ape des départements du Zou-Collines.

Selon les témoins, la scène se serait produite dans la soirée, aux environs de 19 heures. En effet, accompagné de son caissier, le receveur des finances d’Abomey, E. A. se serait rendu vers 18 heures à l’agence Boa de la ville pour faire le retrait d’un montant de 700 millions. Cette somme devrait servir à payer les salaires, et les pensions de retraite, du mois d’Octobre de tous les agents permanents (Ape) des départements du Zou/Collines. De retour de la banque, au moment où ils entraient dans la cour du trésor, le véhicule du receveur aurait été suivi par un autre non immatriculé de marque Carina3 de couleur noire. Les occupants de ce véhicule, au nombre de quatre, se seraient mis à tirer en l’air des coups de feu à l’arme lourde demandant à toutes les personnes présentes de se coucher par terre. Ils ont par la suite emporté les 700 millions que venaient de retirer le receveur et son caissier. La maison du receveur se trouvant dans les mêmes locaux que le trésor, l’épouse de ce dernier serait arrivée au moment où les malfaiteurs chargeaient le butin dans leur véhicule. Elle a alors reçu une balle au niveau d’un membre inférieur et a été évacuée d’urgence au Centre hospitalier départemental (Chd) de Goho.

Aussitôt informé, le préfet du département du Zou et Collines, Armand Nouatin est arrivé sur les lieux constater les faits sans toutefois faire de déclaration officielle. Il aurait tenu informé sur le champ les autorités ministérielles de tutelle. Avertis, les agents de la gendarmerie et du commissariat central d’Abomey sont arrivés sur les yeux, mais n’ont pu mettre la main sur les malfrats qui s’en étaient déjà allés.

Selon des indiscrétions, le receveur aurait informé l’agence Boa en question de son passage hier mercredi faire un retrait pourle paiement des salaires des Ape du département. Les mêmes sources indiquent que dans la même journée d’hier, il a de nouveau contacté la banque et le rendez-vous était fixé pour 18 heures. Des sources internes à la structure braquée révèlent que se rendant à la banque, le receveur des finances n’aurait pas pris les dispositions sécuritaires nécessaires. Il s’y serait rendu sans se faire accompagner d’agents de sécurité. A l’heure où nous bouclions notre journal, nous avons appris que le receveur et son caissier ont été placés en garde à vue au commissariat central de la ville pour les besoins de l’enquête. Affaire à suivre !

Des points à élucider

En attendant les résultats des enquêtes entamées par les services compétentes, il y a déjà plusieurs interrogations que soulève le film de ce hold-up. On se demande d’abord pourquoi le receveur des finances a averti la banque une semaine à l’avance de son opération de retrait. La deuxième inquiétude se trouve dans le fait que le receveur et le caissier se soient rendus à la banque pour retirer un montant si important sans se faire accompagner d’agent de sécurité. Et la troisième question est de savoir pourquoi le transport de l’argent n’a pas été confié à une société de sécurité qui opère dans le convoyage de fonds. Comment les braqueurs ont-ils su qu’il devrait avoir le transport de ce montant au trésor de la ville ce jour mercredi. Pis, comment ont-ils eu connaissance de l’heure du retrait, celle à laquelle le receveur devrait revenir de la banque. Et, last but not the least, comment comprendre qu’à l’heure du téléphone portable et autre moyens de communication relevant des Tic, les forces de l’ordre(gendarmerie et police) n’aient pas pu être averties à temps du signalement des gangsters(description du véhicule et de ses occupants et indication de leur itinéraire) pour dispositions pratiques à faire prendre par les unités des villes voisines ?

 

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MIGAN S. BRUNO

Rpj

20/10/2011 21:52 par MIGAN

Réseau panafricain des journalistes : Le Rpi lance ses activités au Bénin


(Les Béninois invités à adhérer) Dans la matinée d’hier à l’auditorium de la maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou, le Réseau panafricain des journalistes (Rpj) a tenu une conférence de presse de lancement de ses activités au Bénin. Ce fut aussi une occasion d’informer les journalistes béninois sur la mission du réseau.

«Promouvoir l’émergence d’une presse citoyenne sur le continent». C’est bien la principale mission que s’est assignée le Réseau panafricain des journalistes (Rpj). Et c’est pour informer les professionnels de la presse béninoise sur ce réseau que son président international Adrien Wayi-Lewy a donné, hier à la maison des médias, une conférence de presse.

 

La présidente de la section béninoise du Rpj, Aline Assankpan a, d’entrée de jeu, indiqué que l’idée de la création de ce réseau est partie de Rabbat au Maroc. Mais, c’est au Congo Brazzaville qu’il vit le jour le 25 février 2011.

A en croire Adrien Wayi-Lewy, entre autres missions, le Rpj entend œuvrer pour le renforcement du lien de confraternité entre les journalistes africains, couvrir les grands événements du continent. «Nous avons créé le Rpj parce que nous avons constaté que la presse africaine a du mal à parler. Les images qui sont projetées par nos confrères occidentaux parlent toujours de misère, de la guerre, de la mauvaise gouvernance alors que nous-mêmes, nous pouvons faire ce travail. Nous sommes dans une croisade pour donner une autre image, celle qui est réelle», a-t-il déclaré. Pour lui, s’il est vrai que l’Afrique est confrontée aux difficultés économiques et sociales, il faut aussi reconnaître qu’elle regorge de beaucoup de potentialités. Il n’y a pas que de calamités en Afrique, il y a aussi de bonnes choses. Et le Rpj se doit de donner une nouvelle visibilité à Afrique.

Autre constat, selon le président du Rpj, c’est «que les journalistes africains voyagent très peu en Afrique. Ils vont plus en Europe. Ils ne connaissent pas très bien les dirigeants africains ni les pays africains. Nous allons pouvoirs faire des voyages de presse, organiser de grandes interviews pour les présidents africains, …». Le fait est que les journalistes africains soient là aux avants poste et puissent connaître les véritables visions de nos Chefs d’Etats au lieu que la plus grande part soit réservée aux journalistes étrangers qui viennent et qui ont accès à nos Chef d’Etat alors que la presse nationale a des difficultés. L’un des rôles du Rpj est de faire en sorte que la presse africaine soit le relais de ce qui est fait sur le continent. Le Rpj se doit aussi d’œuvrer pour que les journalistes africains soient des consultants auprès de l’Union africaine. Mais pour atteindre ces objectifs, il est important selon Adrien Wayi-Lewy, que les professionnels des médias soient crédibles et respectent la déontologie et l’éthique de la profession. Les conférenciers ont aussi indiqué les conditions d’adhésion à ce réseau réservé aux professionnels des médias. Les frais sont fixés à dix mille (10.000) Fcfa donnant droit à une carte de presse qui permet au détenteur de bien effectuer son travail hors de son pays.

A noter que le président international du Rpj a quitté Cotonou dans l’après-midi de ce mardi pour le Mali et le Sénégal.

 

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MIGAN S. BRUNO