Amba France

19/06/2012 00:32 par MIGAN

L'exemple de l'ambassade de France
 

L'ambassade de France a lancé une série d'activités qui visent à renforcer la lutte pour un meilleur cadre de vie.

Le 18 avril 2012 à l'Institut Français de Cotonou, l'ambassadeur de France au Bénin a rappelé la nécessité "de poursuivre le travail d'information et de sensibilisation afin de faciliter la pleine compréhension des enjeux du développement durable et de promouvoir les initiatives existantes dans ce domaine, afin de faciliter leur appropriation par les citoyens". Plus qu'un simple appel aux autorités, l'ambassade de France a entrepris de donner l'exemple en organisant une série d'activités qui visent à faire prendre davantage conscience des différents problèmes environnementaux qui font le quotidien des Béninois. Une table ronde intitulée " Est-il possible de concilier urbanisation et biodiversité ? Le cas des métropoles lagunaires ouest-africaines ?'', a même été organisée, suivie d'une exposition qui a eu lieu dans les locaux de l'ex-CCF, activité dont le vernissage a été l'occasion de primer les lauréats du concours, " Parlons développement durable ! " organisé dans ce même cadre. La série d'activités sera clôturée par une exposition itinérante à bord d'un train dénommé " L'Eco-train avenir ". Ce train qui quittera Cotonou en début du mois de Mai prochain et fera des escales à Allada, Bohicon, Dassa-Zoumé, Savè et Tchaourou avant d'arriver le 6 mai 2012 à Parakou, sa destination finale. L'ambassadeur Jean-Paul Monchau, à travers ces activités, a voulu rappeler la nécessité pour le Bénin de renforcer la lutte pour un cadre de vie adéquat.

 

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MIGAN S. BRUNO

1ère conférence des préfets de l'année 2012

19/06/2012 00:30 par MIGAN

La situation intérieure des départements au cœur des débats

La salle de conférence de Sun Beach Hôtel a abrité, vendredi dernier, les travaux de la première conférence des préfets de départements du Bénin au titre de l'année 2012.

Placées sous l'égide du ministre de la décentralisation, Raphaël Edou, ces assises de Cotonou ont permis à Placide Azandé et ses collègues de prendre d'importantes décisions pour une meilleure gestion de leurs départements. Dans son discours de bienvenue, le Préfet des Départements de l'Atlantique et du Littoral a d'abord remercié le ministre Edou pour le choix porté sur Cotonou pour abriter cette conférence, après celles des mardi 25 mars 2008 et jeudi 18 février 2010. La conférence des préfets est, a-t-il expliqué, un cadre de concertation privilégié entre les préfets de départements et leur autorité hiérarchique et qui permet d'échanger avec elle sur la situation intérieure des circonscriptions administratives et également sur des sujets d'intérêt national. Dans le contexte actuel de la décentralisation, cette conférence a été l'occasion propice pour aborder notamment les questions relatives à la tutelle administrative qui est l'un des principes cardinaux de la réforme de l'administration territoriale et l'une des missions essentielles assignées aux Préfets. Placide Azandé, dans son discours, a reconnu que depuis l'arrivée de Raphaël Edou, un nouveau dynamisme est insufflé dans la gestion des deux volets de la réforme de l'administration territoriale que sont la décentralisation et la déconcentration.

Au cours de cette conférence, les problèmes majeurs et les difficultés que rencontrent les préfets dans la bonne exécution de leur mission de tutelle administrative et de coordination des services déconcentrés de l'Etat ont été examinés. Les approches de solutions y ont été apportées pour soulager les préfets.

 

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MIGAN S. BRUNO

1ère conférence des préfets de l'année 2012

19/06/2012 00:28 par MIGAN

La situation intérieure des départements au cœur des débats

La salle de conférence de Sun Beach Hôtel a abrité, vendredi dernier, les travaux de la première conférence des préfets de départements du Bénin au titre de l'année 2012.

Placées sous l'égide du ministre de la décentralisation, Raphaël Edou, ces assises de Cotonou ont permis à Placide Azandé et ses collègues de prendre d'importantes décisions pour une meilleure gestion de leurs départements. Dans son discours de bienvenue, le Préfet des Départements de l'Atlantique et du Littoral a d'abord remercié le ministre Edou pour le choix porté sur Cotonou pour abriter cette conférence, après celles des mardi 25 mars 2008 et jeudi 18 février 2010. La conférence des préfets est, a-t-il expliqué, un cadre de concertation privilégié entre les préfets de départements et leur autorité hiérarchique et qui permet d'échanger avec elle sur la situation intérieure des circonscriptions administratives et également sur des sujets d'intérêt national. Dans le contexte actuel de la décentralisation, cette conférence a été l'occasion propice pour aborder notamment les questions relatives à la tutelle administrative qui est l'un des principes cardinaux de la réforme de l'administration territoriale et l'une des missions essentielles assignées aux Préfets. Placide Azandé, dans son discours, a reconnu que depuis l'arrivée de Raphaël Edou, un nouveau dynamisme est insufflé dans la gestion des deux volets de la réforme de l'administration territoriale que sont la décentralisation et la déconcentration.

Au cours de cette conférence, les problèmes majeurs et les difficultés que rencontrent les préfets dans la bonne exécution de leur mission de tutelle administrative et de coordination des services déconcentrés de l'Etat ont été examinés. Les approches de solutions y ont été apportées pour soulager les préfets.

 

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MIGAN S. BRUNO

Jeux Olympiques 2012

19/06/2012 00:23 par MIGAN

La Fédération internationale de football (FIFA) a rendu publique les listes des arbitres et assistants appelés à officier à Londres lors des tournois olympiques masculin et féminin.

La Fédération internationale de football (FIFA) a rendu publique les listes des arbitres et assistants appelés à officier à Londres lors des tournois olympiques masculin et féminin. L'Afrique sera représentée par les trois arbitres et six arbitres assistants: tournoi masculin: arbitres: Bakary Papa Gassama        (Gambie), Slim Jedidi (Tunisie); assistants: Jason Joseph Damdoo (Seychelles), Angesom Ogbamariam (Erythrée), Béchir Hassani (Egypte), Sherif Hassan (Egypte). Tournoi féminin: arbitres: Thérèse Raissa Neguel (Cameroun); assistantes: Tempa Ndha (Bénin), Lidwine Pelagie Rakotozafinoro (Madagascar).

 

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MIGAN S. BRUNO

Semaine de l?enfant 2012

19/06/2012 00:05 par MIGAN

Le Bénin a célébré le vendredi 16 juin dernier, la 22ème édition de la Journée de l’enfant africain qui a eu lieu après la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants commémorée le 12 juin passé. Ces deux célébrations ont précédé la Journée internationale du réfugié qui aura lieu le 20 juin prochain. D’où la semaine de l’enfant et du réfugié. Les cérémonies officielles de cette fête qui vient magnifier les enfants handicapés se sont déroulées dans la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou en présence des autorités compétentes... Si entre temps les droits des enfants en situation dans le monde ne sont pas respectés, aujourd’hui ils le sont et les supplices des enfants sont désormais sous les feux de projecteurs. Cependant, la partie n’est pas gagnée pour autant chez ces milliers d’enfants handicapés qui continuent d’égrener le chapelet des mauvais traitements dont ils continuent d’être l’objet au quotidien. Vendredi dernier à l’occasion de la célébration de la Journée de l’enfant africain, ces derniers ont adressé au chef de l’Etat un cri de cœur pour attirer à eux de meilleurs traitements en leur faveur. Leur message a été d’autant plus percutant qu’il a fait fondre en larme plus d’un. « Nous sommes aussi citoyen, nous avons des droits et nous avons besoin de mesures spéciales de protection », a indiqué dans son message le porte-parole des enfants, un handicapé visuel avant d’ajouter « nous sommes victimes de maladresses, de mauvais traitements, de maladies pourtant évitables qui nous ont naturellement ou accidentellement porté vers des situations difficiles de handicap ». Très préoccupés par leur protection, les enfants handicapés s’attachent aussi à leurs droits car disent-ils, « le regard de la société envers nous est rempli de discrimination, de violence, d’exclusion, d’abandon, de honte, de méchanceté etc.». Ainsi donc, ces derniers veulent changer ce regard de déshonneur et bénéficier d’une attention particulière au sujet de leur accès à l’éducation et à une formation de qualité, des prises en charge, des mesures de prévention au profit de la petite enfance et de la pleine participation aux décisions.

La salle rouge du Palais des Congrès a été très massivement investie par les enfants handicapés ou non pour prendre part à cette fête annuelle déjà vieille de plus de deux décennies et qui apporte un plus dans leur vie difficile. Les autorités telles que le ministre de l’intérieur Benoit Dègla, son homologue en charge de la famille, des affaires sociales, de la solidarité nationale, des handicapés et des personnes du troisième âge, assistés de la Représentante résidente du Hcr, Angèle Dikongué Atangana et son homologue des Partenaires techniques et financiers Nardos T-Békélé ont pris une part aux cérémonies de lancement de la journée présidées par Benoit Dègla lui-même.

Selon la ministre de la famille, l’objectif de cette commémoration est d’attirer l’attention des autorités sur leurs responsabilités pour soulager les peines des enfants.  Le thème cette année est : « Les droit des enfants handicapés : le devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser ». A en croire la ministre,  ce terme nous donne l’occasion de nous pencher sur la situation des enfants marginalisés et stigmatisés.

Elle a mis un accent sur les actions qui ont été réalisées dans le cadre de promotion des enfants handicapés tant dans le domaine politique social et autre. Cependant, il faut signaler que les enfants sont encore dans une situation difficile. Par exemple, plus de 2115 million d’enfant travaillent dans le monde. Au Bénin 1 enfant sur 3 travaille dans les ménages, les marchés ou dans les carrières de concassage de granite. Ces pratiques qui interpellent les autorités compétentes ont conduit à l’institutionnalisation de la Journée du 16 juin ainsi que celle du 12 et du 20 juin.

La ministre a remercié les partenaires au développement et autres pour les efforts déployés au quotidien en faveur des enfants en situation difficile au Bénin.   Pour Thomas Nardos Békélé, l’objectif de la journée vise entre autres, l’élimination du travail des enfants, car le travail met en péril l’avenir des enfants. Elle a rappelé qu’aujourd’hui, le cadre institutionnel existe et les ressources également. Sur ce, elle invite les uns et les autres à faire du droit des enfants une des priorités.

 

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MIGAN S. BRUNO

Sommet G8 2012

24/05/2012 01:08 par MIGAN

 

De Camp David, la fierté béninoise nous émeut. Le dernier sommet du G8 a livré une copie excellemment impressionnante de notre diplomatie. Sur les images relayées par la presse internationale, on y voit le Chef de l'Etat assis au milieu des présidents Barack Obama et François Hollande fraîchement élu. Il faisait partie des rares Chefs d'Etat africains, triés sur le volet, qui ont eu le privilège de se retrouver parmi les dirigeants des huit pays les plus puissants du monde. On verra le Chef de l'Etat plus tard, au cours d'une autre rencontre sur l'Afrique en compagnie de ses homologues africains de la Tanzanie, du Ghana, de l'Ethiopie et bien sûr du président Barack Obama.



Dans son discours, le président américain a loué le leadership de son homologue béninois. Voir son président dans un milieu aussi huppé, louangé par l'homme le plus puissant du monde, cela stimule les grains de fierté nationale. Et c'est tout, le Bénin n'y gagne pas plus. L'honneur, la promotion, la réalisation personnelle et même les avantages en reviennent au président Boni Yayi auréolé de son titre de Président en exercice de l'Uni­on Africaine.
Mais au moment où le Chef de l'Etat était au firmament de la gloire et de l'honneur, son pays est dans de grandes difficultés et son peuple est dans les affres de la misère. Ici au pays, les populations se ruent vers les boutiques témoin de l'Onasa pour acheter quelques kilogrammes de riz ou de maïs subventionnés par le gouvernement. Ici, on est réveillé par les jérémiades de ces nombreuses familles privées d'abris après les derniers déguerpissements à Xwlacodji, Dédokpo et Gbogbanou . Pendant que leur président est sous les feux de la rampe à Camp David, eux dorment à la belle étoile, cherchant désespéramment un abri où poser la tête en ce début de saison pluvieuse. Que dire des milliers de béninois qui broient le noir pendant des heures et des jours parfois dans leurs maisons délestées fréquemment par la Sbee en dépit des factures exorbitants qu'ils ont du mal à payer.? Que dire aussi des centaines d'employés de Benin Control qui passent des nuits blanches à pleurer pour la perte de leurs emplois.? Pour eux, l'espoir tant suscité par Boni Yayi depuis 2006 s'est envolé. Dans les hameaux et campagnes du nord, des milliers de cotonculteurs vivent dans l'angoisse de ne pas pouvoir produire du coton cette année et y tirer leur gagne-pain. Sur le plan économique, les signaux sont au rouge. L'argent se raréfie, les activités économiques tournent au ralenti. Les radios citent à longueur de journée les noms des débiteurs de certaines institutions de la république. Abdoulaye Bio Tchané a peut être eu raison de jeter un pavé dans la marre en disant la fois dernière à Parakou, chiffres à l'appui, que l'économie béninoise est actuellement la pire des économies de la sous région. Au marché Dantokpa, les femmes passent le clair de leur temps les mains à la tempe, multipliant les commérages pour dissiper leur amertume. Idem pour des milliers de transitaires, de consignataires et autres qui regardent, impuissants, l'évaporation de la manne économique du pays vers les ports des pays limitrophes. Le pays de Boni Yayi avance-t-il ? Pas si sûr. Mais Yayi lui fait des émules. Il vole de sommet en sommet, fait des conciliabules avec les grands du monde. Mange et rigole avec eux. Ceux qui, le soir de son élection à la tête de l'Uni­on Africaine, avaient affirmé qu'il a eu ce poste juste pour son égo n'ont sûrement pas menti.

 

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MIGAN S. BRUNO

Mali

24/05/2012 00:59 par MIGAN

MALI : Quand l’histoire s’emballe
 

Des pro-putschistes et autres « conventionnistes » persistent et signent en tenant, comme si de rien n’était, leurs assises pour sortir de leur chapeau un président, leur président, en vue de conduire la transition. C’est un acte de défiance d’une rare violence, lancé non seulement à la CEDEAO, mais aussi à toute la communauté internationale. Assurément, l’histoire s’emballe au Mali et il faut craindre des lendemains de braise et de pleurs pour ce pays jadis paisible et paré de gloire. On croyait le Mali divisé en deux.

 

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MIGAN S. BRUNO

CEDEAO

24/05/2012 00:56 par MIGAN

Mali : le désaccord persiste entre la CEDEAO et l’ex-junte
 

Quel président intérimaire pour le 22 mai prochain ? Difficile actuellement de répondre à cette question. Pour le moment les négociations entre les CEDEAO et l’ex junte butent. Les deux émissaires de l’organisation sous régionale à savoir le Burkinabé Djibril Bassolé et l’Ivoirien Adama Bictogo seront de retour ce Mardi à Bamako pour trouver un accord avec les militaires devant aboutir à la désignation du futur président de la transition.

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MIGAN S. BRUNO

Sarkozy-Hollande (partie 1)

24/05/2012 00:53 par MIGAN

Élection présidentielle 2012 :Le compte rendu intégral du débat Sarkozy-Hollande (partie 1)
 

François Hollande : Le prochain président de la République, c’est une décision importante, grave, pour 5 ans. Donc, je dois dire ce soir quel président je serai si les Français m’accordent leur confiance. Je serai le président de la justice parce que nous traversons une crise grave, dure, qui frappe notamment les plus modestes, les plus travailleurs, ceux qui sont les plus exposés et donc je veux que la justice soit au cœur de toutes les décisions publiques

 

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MIGAN S. BRUNO

Etat dans l'état

24/05/2012 00:49 par MIGAN

Ex-junte malienne : Un Etat dans l’Etat ?
 

Ainsi, Diocounda Traoré, le président de l’Assemblée nationale, a été investi président de la République du Mali et une amnistie générale a été accordée aux militaires. Les pourparlers maliens se sont tenus à Ouagadougou dans le but de mieux planifier et gérer la transition.


Alors même que le président Diocounda venait de nommer l’oiseau rare, le fameux Premier ministre de consensus doté des pleins pouvoirs, en la personne de Cheick Modibo Diarra, on a appris avec stupeur que les putschistes ont opéré une vague d’arrestations de militaires et de personnalités politiques. D’autres arrestations ont encore eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi dernier. En faisant la nique aux institutions républicaines, l’ex-junte, qui a gardé intacte sa capacité de nuisance, rappelle à tous ceux qui semblaient l’oublier que, malgré le retour à l’ordre constitutionnel, elle reste le véritable capitaine à bord du navire battant pavillon malien.

Du coup, cette situation pose avec la plus grande acuité la question de l’existence, voire de la place des ex-putschistes dans le nouveau dispositif du pouvoir exécutif malien. Si tant est qu’on est vraiment revenu à un ordre constitutionnel, ces militaires ne peuvent, en aucun cas et de leur propre chef, décider d’arrêter des gens et de les embastiller.Le bicéphalisme de fait qui a cours sur les berges du Djoliba porte en lui-même les germes des éventuelles avaries de la période de transition qui vient de s’ouvrir au pays de Soundjata Kéïta. Et dans ces conditions, il ne serait pas étonnant un jour de voir les mutins de Kati reprendre carrément le pouvoir à Bamako.A présent, par suite des récents développements, on a le sentiment qu’avec l’Accord-cadre pour un retour à l’ordre constitutionnel, on n’a rien réglé en réalité. On a vite fait de pondre un papier, un accord pour contenter tout le monde, mais, à l’épreuve du terrain, il ne marche pas. La preuve est que l’ex-junte, au lieu de retourner en caserne et d’obéir aux ordres du pouvoir exécutif, entend jouer au mieux au veilleur, au pire, au guide de cette période de transition.

Alors on peut légitiment se demander pourquoi, lors des négociations, on n’a pas eu le courage de dissoudre le CNRDRE (Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat de droit).

On convient qu’un accord, surtout comme celui-là, goupillé en si peu de temps ne peut pas tout régler, car contenant beaucoup de faiblesse et d’omissions. Il faut forcément des accords additionnels pour parfaire les choses et avancer. C’est pour cela qu’il aurait fallu prévoir un cadre permanent de concertation qui pourrait permettre, justement, de polir les aspérités de l’Accord-cadre.

Reste à espérer que les médiateurs de la CEDEAO, qui sont retournés à Bamako, sauront convaincre l’ex-junte qu’elle n’a plus de rôle politique à jouer et que sa place est dans la caserne. Si cette vérité n’est pas assenée aux putschistes, il faut craindre qu’ils ne continuent de faire les django dans la république avec, à la clé, de graves risques de retour à l’Etat exception.

Les 40 jours constitutionnels de la transition sont déjà entamés, et il ne reste pas plus d’un mois. Il urge donc de trouver un mécanisme pour la poursuite de cette transition aux multiples défis. Le président Diocounda Traoré, qui s’est borné à indiquer qu’il n’était pas au courant des arrestations, n’a publiquement rien entrepris pour que les embastillés de Kati recouvrent la liberté. Pourtant, le président a intérêt à vite reprendre la main sur l’ex-junte, sinon sa crédibilité et celle de son Premier ministre seront écornées. Et au finish, le peuple malien, parce que voguant entre Etat de droit et Etat d’exception, sera bien contraint de jouer au Sisyphe de la démocratie.

 

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MIGAN S. BRUNO